Alpine A310 Monté-Carlo 1975 Jean-Luc Thérier

Ma passion des autos anciennes et du sport auto

 

Un peu d’histoire sur l’horlogerie

Et quoi de mieux pour démarrer qu’un petit voyage à travers les siècles, pour en savoir un peu plus sur l’histoire de l’horlogerie ?! Du cadran solaire aux montres-bracelet modernes, on vous dévoile les coulisses de cette quête qui occupe l’Homme depuis la nuit des temps : la mesure du temps.

De l’heure solaire à la mécanique

Le premier cadran solaire est fabriqué au XVème siècle avant JC, dans l’Égypte antique. Le concept ? C’est l’ombre d’un objet vertical, placé au centre d’une table décorée de graduations, qui indique le temps qui passe. Une prouesse pour l’époque, qui a été suivie d’autres instruments comme la clepsydre (horloge à eau), qui permettait de mesurer des durées même sans la présence du soleil.

unnamedAu XIVème siècle, l’Europe fait un vrai pas en avant avec l’apparition des horloges à poids, qui n’avaient ni cadran, ni aiguilles : elles servaient uniquement à sonner les heures. C’est à peu près à la même époque qu’apparaissent les premières horloges astronomiques, des instruments comme l’Astrarium de Dondi qui indiquent la position des planètes : une vision mécanique du système solaire qui permet d’organiser la vie sociale.

Vers 1500, l’histoire de l’horlogerie devient celle des montres, avec l’apparition des premières montres mécaniques… elles auront d’ailleurs l’exclusivité jusqu’à l’arrivée du quartz, dans les années 1970 (on vous en parle la semaine prochaine !). À la demande des plus riches, les horlogers rivalisent d’idées pour confectionner les premières complications et créer des montres toujours plus petites, jusqu’à la fameuse montre à gousset !

La course à la précision
Saviez-vous qu’en 1541, une réforme protestante interdit le port d’ornements ostentatoires, et notamment de bijoux ? Les nombreux joailliers de Genève sont contraints de se reconvertir, et se tournent vers l’horlogerie. De plus, avec la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV, de nombreux horlogers protestants français fuient vers la Suisse, où ils trouvent une main d’oeuvre minutieuse, patiente et persévérante. Le mythe du « Swiss made » est en marche !
unnamedAprès l’invention du pendule par Huygens, en 1657, l’histoire de l’horlogerie prend un tournant avec le développement des chronomètres de marine : motivés par la promesse d’une prime royale, les meilleurs artisans de l’époque s’attèlent à la conception d’une horloge de marine parfaite, qui permettrait aux navigateurs de connaître la longitude en permanence. C’est le début d’une course à la précision mécanique qui ne s’arrêtera plus, notamment avec l’arrivée de la mécanisation du travail et de la division des tâches, qui fait entrer l’Europe dans une période d’industrialisation de l’horlogerie.
Qu’est-ce qu’une montre mécanique ?

C’est une montre dont le mouvement fonctionne sans pile. Mais concrètement, comment ça marche ? Pour les montres à quartz (c’est-à-dire à pile), la source d’énergie qui permet de faire fonctionner la montre est la pile. Pour les montres mécaniques, la source d’énergie, c’est vous !

En remontant votre montre grâce à la couronne (placée sur le côté de la carrure, à 3h en général), vous actionnez la tige de remontoir qui entraîne un pignon. Tour à tour sont actionnés tout un ensemble de minuscules composants qui permettent finalement d’enrouler un ressort en forme de S, qui se trouve dans le barillet, autour de son axe : l’énergie est emmagasinée !

Ce ressort, en voulant reprendre sa forme initiale en S, va libérer l’énergie qu’il a stockée pour transmettre une force motrice aux différents rouages. Jusqu’à l’échappement qui va la distribuer petit à petit au balancier, pour que la montre tourne de manière constante. L’échappement empêche l’énergie d’être dépensée en une seule fois, tandis que le balancier régule le mouvement en divisant le temps en portions égales : c’est lui qui provoque le fameux « tic-tac » de votre montre. Pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare et qui veulent en savoir plus sur ces composants, rendez-vous sur le site Hodinkee. Ensemble, tous ces éléments vont permettre de faire tourner les aiguilles selon un rapport de vitesse calculé pour que la roue centrale fasse un tour en 60 min (cette roue est donc rattachée à l’aiguille des minutes), et la roue des secondes en 60 secondes (cette roue est donc rattachée à l’aiguille des secondes).
Montre automatique ou remontage manuel ?

Il existe deux types de montres mécaniques : les montres automatiques et les montres manuelles. La différence ? Pour la montre automatique, c’est la masse oscillante (aussi appelée rotor) qui tourne grâce à vos mouvements de poignet, et qui permet de remonter le ressort. Pour la montre à remontage manuel, c’est à vous de remonter régulièrement la montre à l’aide de la couronne pour ré-insuffler de l’énergie au ressort. Pour les heureux possesseurs d’une Depancel, votre montre est automatique, et on adore voir tourner la masse à travers le verre de fond de boite.

D’ailleurs, saviez-vous que le mouvement automatique avait été inventé en 1920, par l’anglais John Harwood ? Il pouvait à l’époque fonctionner jusqu’à 12h sans être porté au poignet (c’est ce que l’on appelle la réserve de marche).

Pour résumer, voici les 5 étapes principales qui permettent de faire fonctionner une montre mécanique :

  1. Le poignet bouge et actionne le rotor qui se met à tourner pour remonter le ressort de barillet
  2. Les rouages du système de transmission transmettent l’énergie vers l’échappement
  3. L’échappement permet de diffuser l’énergie de façon régulière pour entretenir les oscillations du balancier
  4. Le balancier reçoit cette énergie régulière et bat au même rythme
  5. À chaque série de battements, l’énergie est transmise aux aiguilles de la montre qui avancent sur le cadran
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Qu’est-ce qu’un boitier ?

unnamedC’est l’une des parties essentielles de la montre. Il s’agit d’une sorte de coque qui protège le mouvement des chocs, de l’humidité ou de la poussière. Un vrai défi pour les horlogers, car il est composé de plusieurs pièces indépendantes fabriquées individuellement.

Le boîtier contient tous les composants de la montre et permet de lire l’heure via le cadran, dont on vous parlera bientôt. Il est d’autant plus important qu’il participe à l’ergonomie et à l’esthétique de la montre, puisqu’il peut prendre des formes et des tailles très différentes.

Le boîtier est composé de plusieurs éléments : la carrure, la lunette et le fond de boîte.

  • La carrure se trouve entre le fond du boîtier et la lunette de la montre. Il s’agit de la pièce principale, qui abrite le mouvement et où sont fixées les cornes (qui tiennent le bracelet).
  • La lunette est l’anneau fixé sur la carrure et qui permet de tenir le verre. Elle aide à l’étanchéité de la montre et participe à son esthétique. Elle peut être mobile, par exemple pour pouvoir mesurer un temps sur une montre de plongée.
  • Le fond est le couvercle à l’arrière de la montre. Il peut être en verre pour laisser voir le mouvement.

On passe à la partie plus technique : comment fabrique-t-on le boîtier d’une montre ?

  1. Tout d’abord, il faut choisir la matière. Le boîtier est généralement en acier inoxydable, pour l’horlogerie de luxe il s’agit même d’acier 316L chirurgical (comme c’est le cas pour les montres Depancel). Mais il peut aussi être en or, en platine ou en titane, en carbone, etc.
  2. La première forme s’obtient grâce à un procédé de frappe à froid. On vient déformer un lopin (cylindre d’acier) par frappes successives qui lui donneront sa forme initiale : c’est l’ébauche de la carrure.
  3. Une fois l’ébauche réalisée, la carrure prend la direction du fraisage où une machine outils à commande numérique découpe la matière précisément pour obtenir la forme finale exacte du boîtier. Le plus souvent, le boîtier est rond, carré ou rectangulaire, mais il peut aussi être ovale, en tonneau ou de toute autre forme.
  4. La pièce de métal est ensuite confiée à des artisans pour réaliser à la main les finitions.

Au-delà des matériaux choisis, on reconnait la valeur d’une montre à la qualité des finitions apportées aux éléments qui la composent. Ainsi, le boîtier peut recevoir différents types de finitions visant à le mettre plus en valeur.

  • Le polissage : il s’effectue à la main et peut prendre plusieurs heures par boîtier. C’est une technique très difficile et méticuleuse qui utilise des disques recouverts de pâte abrasive afin d’obtenir une surface à la fois pure et raffinée.
  • Le brossage : cette technique consiste à napper à la main des surfaces du boîtier d’un ensemble de rayures extrêmement fines et parallèles. On obtient une finition douce, une alternative à la brillance des surfaces polies.

Certains boîtiers subissent également un traitement PVD (Physical Vapor Deposition). Il s’agit d’un procédé qui permet de déposer un mince film de matière sur une pièce, par vaporisation sous vide. Par ce traitement de surface, on obtient une couche de 6 micromètres de matière pour colorer le boîtier, en bronze ou en noir par exemple.

Qu’est-ce qu’un cadran ?

Pour faire simple, le cadran est la surface qui permet de lire l’heure et que l’on trouve à l’intérieur de la montre, sous le verre et sous les aiguilles. Dans le monde horloger, on dit qu’il s’agit du « visage » de la montre. Le cadran est en général de forme ronde, mais il s’adapte au boîtier et peut donc tout à fait devenir rectangulaire ou carré.

Il est plat dans la majorité des cas, mais peut aussi être incurvé (les aiguilles en suivent alors la courbe), ajouré (pour voir le mouvement) ou encore comporter plusieurs niveaux pour favoriser la lisibilité des différentes indications.

Sur un cadran, on retrouve les différentes informations données par le mouvement comme les heures, les minutes, les secondes, le jour, le mois, l’affichage 24h, etc. Ces différentes informations sont indiquées grâce à différentes échelles de mesure, codes graphiques et chiffres : le challenge pour les horlogers, c’est de rendre toutes ces indications lisibles et esthétiques !

La fabrication d’un cadran se fait en plusieurs étapes et presque tout est possible en matière de créativité, de matériaux, de finitions et de couleurs.

Généralement, le fond du cadran est réalisé avec des machines industrielles d’une extrême précision. Ensuite, le cadran passe entre les mains d’un cadranier qui va le terminer manuellement. C’est lui qui va créer les fenêtres nécessaires pour apercevoir des indications comme la date, coller ou encore assembler les différentes décorations du cadran. C’est un travail extrêmement minutieux qui existe depuis plusieurs siècles !

Au niveau des décorations et des finitions, il existe de nombreuses possibilités et nous vous parlerons plus en détail de tout ça prochainement ! On vous en donne un petit aperçu ici avec le cadran de notre collection AUTO, qui possède un gaufrage estampé. Pour obtenir le relief, le cadran est inséré entre un moule métallique (comportant le motif désiré) et une contrepartie correspondante. On applique ensuite une forte pression pour déformer à chaud la matière et retrouver ainsi un clin d’œil aux compteurs de voitures vintages.

Les aiguilles : tout dans le détail

Tourner dans le sens des aiguilles d’une montre, l’expression est entrée dans le langage courant, mais d’où vient-elle ? On vous en parlait dans une précédente newsletter avec le cadran solaire : les aiguilles d’une montre tournent comme l’ombre d’un bâton. Dans l’hémisphère Nord, le soleil se lève à l’Est pour se coucher à l’Ouest. Le sens de rotation des aiguilles d’une montre correspond ainsi à l’ombre projetée sur le cadran solaire.

Jusqu’au XVIIe siècle, la précision des montres mécaniques faisait défaut, et une seule aiguille était donc suffisante pour indiquer les heures. C’est avec l’invention du balancier spirale par Huygens, en 1675, que la montre devient un outil de précision et qu’on lui ajoute une seconde aiguille.

Si les matériaux traditionnels sont toujours de mise (l’or, l’acier et le laiton), on voit apparaître des formes diverses et variées. Il existe 1 000 formes d’aiguilles (on exagère à peine) mais nos amis du Petit Poussoir on fait un très bon article reprenant les formes les plus communes, n’hésitez pas à y jeter un œil.

En 1898, Pierre et Marie Curie découvrent le radium. À la tête de la marque de montres Lip, Ernest Lipmann décide d’utiliser cette substance sur les aiguilles, afin qu’elles soient visibles dans le noir. Une innovation majeure et très utile pour l’époque, où la lumière était bien moins facile à avoir qu’aujourd’hui. La radioactivité étant dangereuse pour les personnes dans les ateliers et pour ceux qui la portent, le radium est aujourd’hui remplacé par d’autres substances comme le Superluminova, non-radioactif, qui permet de faire briller les aiguilles et index même dans l’obscurité.

Le verre de montre

À l’époque des montres de poche, un couvercle à ressort servait de protection pour le verre et le cadran de la montre. On les appelait « montres savonnettes » ou « montres à ressort ».

Puis, avec l’arrivée des montres-bracelets, les couvercles à ressort ont progressivement disparu, rendant le verre beaucoup plus vulnérable aux rayures, aux chocs ou à la poussière. Il a donc fallu adapter les caractéristiques du verre, le rendre plus fiable et résistant, sans pour autant diminuer la lisibilité, un vrai challenge pour les horlogers de l’époque !

Il a aussi fallu trouver un moyen fiable de fixer le verre sur la montre, tout en garantissant son étanchéité : celui-ci est aujourd’hui logé dans un cran de glace, une petite cavité creusée dans la lunette du boîtier ou directement dans la carrure. Pour les montres de plongée, un joint de glace est ajouté afin d’assurer l’élasticité nécessaire pour parer le phénomène de surpression.

Dans l’industrie horlogère, il existe aujourd’hui trois types de verre aux caractéristiques et aux niveaux de qualité différents : le verre acrylique, le verre minéral et le verre saphir.

  • Le verre acrylique est également connu sous le nom de verre hésalite ou de plexiglas. Il est fabriqué à partir de plastique transformé et c’est le verre le plus abordable du marché. Il est aussi le moins résistant aux rayures et aux fissures en cas d’impact, mais à l’avantage de pouvoir être poli pour effacer complètement les légères rayures.
  • Le verre acrylique peut être moulé afin d’obtenir des formes élaborées, ce qui n’est pas possible avec les autres types de verre.
  • Le verre minéral est le type de verre le plus utilisé dans l’horlogerie, et ce depuis des centaines d’années ! Il s’agit d’un type de verre abordable, il est plus résistant aux impacts et insensible aux rayons UV. Il dispose d’une faible résistance aux rayures, qui peut cependant être améliorée grâce à divers traitements. Par contre, contrairement au verre acrylique, il ne peut pas être poli pour faire disparaître les rayures.Privilégié par les marques de montres haut de gamme, le verre saphir est un matériau synthétique fabriqué à partir d’oxyde d’aluminium cristallisé à haute température. Il possède les mêmes propriétés que le saphir naturel, qui est le deuxième matériau le plus dur après le diamant. Il est donc beaucoup plus résistant aux rayures, voire même quasiment inrayable ! Son prix est plus élevé car le verre saphir est usiné en utilisant du diamant.

La dureté (et donc la résistance) des verres peut être mesurée grâce à l’indice Vickers. Pour compléter les informations précédentes, voici les indices Vickers de ces 3 différents matériaux : pour le verre acrylique, la dureté Vickers est d’environ 500 ; elle se situe entre 500 et 800 pour le verre minéral, et est de 2 300 pour le verre saphir… C’est 250% plus solide que de l’acier trempé !
À l’œil nu, impossible de faire la différence entre ces types de verre, ils se ressemblent énormément. La seule manière infaillible de faire la différence n’est pas très pratique : il s’agit du test de rayure (Un couteau en acier ou un tournevis rayera un verre minéral mais pas un verre saphir).

Sinon, on peut aussi s’en remettre au test de la goutte d’eau : si on applique une goutte d’eau (à la pipette si possible) sur un verre saphir propre et qu’on l’incline verticalement, la goutte d’eau reste et s’écoule difficilement. Si elle coule facilement, comme sur une vitre, alors c’est un verre minéral. Mais ce test peut très vite être faussé par les différents traitements ajoutés sur le verre, il n’est donc pas fiable à 100%.

Complications : horlogères ou non horlogères ?

On peut distinguer les complications horlogères des complications non-horlogères. La différence ? Les complications horlogères sont liées à l’indication du temps qui passe, alors que les complications non-horlogères sont des fonctions qui donnent des informations autres. Par exemple : le baromètre, l’altimètre, ou encore la boussole.

Plus il y a de complications dans une montre, c’est-à-dire de fonctions ajoutées au mouvement, et plus ces fonctions sont élaborées, plus la montre est qualifiée de complexe et fait preuve d’un grand savoir-faire horloger. Les complications ou fonctions de base sont celles qui sont utilisées le plus fréquemment dans l’horlogerie mécanique, et qui sont par définition les plus simples. On vous propose d’en savoir plus sur ces complications :

Date, jour et mois : le calendrier, également appelé quantième, est une complication très répandue. La date s’affiche en général à travers un guichet (les nombres sont peints sur un disque qui tourne sous le cadran) ou grâce à une aiguille. Pour le jour de la semaine et le mois, le principe est le même, ce sont des disques qui bougent, aux alentours de minuit, jusqu’à afficher la date suivante.

Grande date : c’est une date plus complexe, qui utilisent deux disques au lieu d’un seul : un pour les dizaines, un pour les unités. Les montres équipées d’une grande date possèdent souvent un cadran au design pensé pour mettre en valeur cette complication.

Affichage 24h : la fonction 24h est présentée sur le cadran sous la forme d’un petit compteur, dont l’aiguille effectue un tour complet en 24h et non pas 12h. Cette complication permet de se situer immédiatement dans la journée, et est donc particulièrement importante pour les pilotes ou les astronautes, qui traversent différents fuseaux horaires dans les deux sens ou qui sont privés de la vue du soleil comme point de repère.

Phase de lune : la lune a toujours joué un rôle déterminant dans la mesure du temps. Aujourd’hui, connaître la phase de lune a perdu de son utilité, mais il s’agit d’une complication particulièrement appréciée pour son côté esthétique !
Elle fonctionne grâce à un disque sur lequel sont représentées deux lunes, qui fait un tour complet en deux cycles lunaires (un cycle correspondant à 29,5 jours, il est plus facile de représenter deux cycles sur un disque, ainsi composé de 59 dents). La fenêtre de cette complication possède un design qui permet de cacher une partie de la lune, et ainsi de refléter la phase de lune telle que l’on peut la voir dans le ciel : nouvelle, croissante, pleine ou décroissante.
La précision de cette complication n’est pas totale car en réalité, un cycle lunaire correspond à 29 jours, 12 heures et 44 minutes, soit 29,53 jours. Mais il existe des phases de lune plus complexe, qui peuvent rester exactes pendant 122 ans… un horloger indépendant à même conçu une phase de lune qui dévie d’un seul jour tous les deux millions d’années ! Voici une vidéo qui permet de comprendre cette complication en images (vous pouvez activer la traduction des sous-titres dans les paramètres).

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GMT : la fonction GMT (Greenwitch Mean Time) permet d’afficher l’heure de deux ou plusieurs fuseaux horaires, en plus de l’heure locale, elle est donc particulièrement utile en voyage. Les 24 différents fuseaux horaires ont été établis en 1884 : avant cette date, chaque région ou ville avait sa propre heure, celle-ci dépendant de la position du soleil, ce qui posait des problèmes d’horaire et entraînait des accidents, notamment avec l’arrivée du train. Le point de référence est le fuseau GMT, et l’heure locale s’indique donc en fonction de ce fuseau. Par exemple, GMT +1 pour Paris.
La fonction GMT indique des fuseaux horaires additionnels au moyen d’une aiguille qui fait un tour en 24h. Une lunette graduée sur 24h aide souvent à la lecture de ce second fuseau horaire, et peut même permettre d’en afficher un troisième lorsqu’elle est rotative. Il existe également un système d’heure universelle, qui permet de connaître l’heure dans n’importe quel endroit du globe grâce à deux disques concentriques situés sur le bord du cadran.

Réserve de marche : elle fonctionne comme une jauge d’essence et permet de connaître la quantité d’énergie encore disponible dans le mouvement. Cela permet de remonter la montre avant de se retrouver à cours d’énergie, et donc avec une montre arrêtée qu’il faudra à nouveau régler.

Qu’est-ce qu’un chronographe ?

Le mot chronographe vient des mots grecs khrónos (temps) et gráphô (écrire). Il sert à mesurer des temps courts à la demande, comme les intervalles de temps d’une course, au cinquième ou dixième de seconde près… et ce, indépendamment des autres indications de la montre. Il puise son énergie dans le calibre de la montre, mais n’y est relié que lorsqu’on active le chronographe, par un système d’embrayage. Cela permet de limiter l’impact de la complication sur la précision du mouvement le reste du temps.

Pour démarrer, arrêter et remettre à zéro le mécanisme de mesure du temps sans stopper le mouvement principal, on utilise des boutons-poussoirs. Un unique bouton peut également les trois actions, il s’agit alors d’un chronographe monopoussoir (c’est la version la plus ancienne), en opposition aux chronographes multipoussoirs, plus modernes et intuitifs à utiliser.

Il existe de nombreuses configurations, mais la plus répandue est celle où l’aiguille des secondes du chronographe est placée au centre, et celles des heures et des minutes (qui permettent de totaliser le nombre de tours effectués par l’aiguille du chronographe) dans deux petits compteurs, pour garantir une lisibilité maximale.

Le tout premier chronographe connu est le « compteur de Tierces », fabriqué en 1815 par Louis Moinet. Il s’agit d’un instrument de mesure astronomique, mesurant le soixantième de seconde au moyen d’une aiguille centrale effectuant un tour par seconde et pouvant être démarrée, stoppée et remise à zéro à l’aide d’un poussoir. Pour atteindre cette précision, cette aiguille centrale battait à 216 000 vibrations par heure, un chiffre impressionnant en sachant qu’aujourd’hui, un mouvement mécanique « normal » bat à environ 28 800 vibrations par heure !

C’est plus tard, en 1821, que l’on entend parler pour la première fois du mot « chronographe », avec l’horloger Nicolas-Mathieu Rieussec qui utilise une de ses inventions pour chronométrer des courses de chevaux à Paris. Il fait breveter son « chronographe à secondes » en 1822. Le sens grec du mot, « écrire le temps », prend alors tout son sens puisque l’appareil consiste à déposer de l’encre sur le cadran rotatif pour mesurer les intervalles de temps.

Les premiers chronographes-bracelets voient le jour au début du vingtième siècle et sont équipés d’un seul poussoir permettant de gérer les trois fonctions. C’est en 1934 qu’un second poussoir sera créé pour gérer la remise à zéro de façon indépendante. Enfin, en 1969, les premiers mouvements de chronographes automatiques apparaissent.

Chronographe / chronomètre : quelle différence ?

unnamedLe chronomètre est une montre extrêmement précise capable d’indiquer les secondes. Pour pouvoir être appelée chronomètre, la montre doit obtenir un certificat du Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres (COSC), qui teste la montre sur sept critères durant deux semaines, à 8, 23 et 38°C et dans cinq positions différentes.

Un chronographe peut donc être également un chronomètre, mais il doit alors avoir obtenu le certificat officiel.

Le chronographe flyback : également appelé « retour en vol », le chronographe flyback permet une remise à zéro et un redémarrage instantané d’une nouvelle mesure. La fonction flyback permet des mesures de temps très rapprochées les unes des autres, sans avoir à appuyer 3 fois sur le bouton-poussoir. Elle a d’ailleurs été développée pour les pilotes au début du XXème siècle.

Le chronographe à rattrapante : il s’agit du chronographe le plus compliqué, puisqu’il permet de mesurer plusieurs temps intermédiaires à la suite. Il est équipé de deux aiguilles superposées, qui peuvent mesurer deux événements débutant au même moment, mais de durée différente (les temps de course de deux sprinters par exemple). Un première pression arrête la première aiguille, la seconde continue de tourner jusqu’à la seconde pression, et on peut ainsi lire les deux mesures et la différence de temps entre les deux.

Le chronographe à foudroyante : ce chronographe permet de mesurer les fractions de secondes. Il est équipé d’une aiguille effectuant un tour en une seconde et s’arrêtant 4, 5, voire 8 fois pour indiquer quarts, cinquième ou huitième de seconde.

 

Dans :
Par alpinea310montecarlo1975jeanluctherier
Le 5 avril 2020
A 17 h 49 min
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