Alpine A310 Monté-Carlo 1975 Jean-Luc Thérier

Ma passion des autos anciennes et du sport auto

 

Année 2022

1ère ronde des lavoirs – Marnay – 12 juin 2022

20220611_190246Tout a commencé le vendredi 11 juin, trop heureux de retrouver le chemin des rallyes, en l’occurrence un rallye de navigation avec mon Maxou, je vais au garage pour mettre en route l’Alpine A310 histoire de se rassurer sur le départ du lendemain vers 6h30…de plus l’auto sort du garage qui a fait une petite révision pour « rejointer » le carter d’huile moteur. Et alors, bien m’en a pris, batterie à plat ! Je me dis que – pas grave – je la démarre demain avec les câbles et puis voilà.

Je disais donc que c’était mon premier rallye de navigation avec Maxou, qui m’en parle depuis quelques semaines, tout excité à l’idée d’être dans le baquet du navigateur. Marnay est à 25kms de Besançon, donc une belle opportunité pour moi avec une logistique toute légère, départ le matin, retour le soir, une belle journée en perspective, sous un soleil de plomb. Maxou a été super, il a pigé une grande partie des subtilités de navigation, y compris le fléché allemand. La cartographie, un peu plus compliqué, mais à sa portée aussi, il faut confirmer mais je crois avoir trouvé mon navigateur. Il a été d’une concentration persévérante du début jusqu’à la fin, et vous comprendrez pourquoi à lisant la suite.

Le rendez-vous est donné entre 6h30 et 7h30 à Marnay, nous partons donc de la maison à 6h30 pour rejoindre le garage où est stockée l’Alpine. Maxou m’aide à mettre les câbles, il fait tout comme un chef, démarrage au quart de tour, c’est prometteur, et le témoin est dans le vert, ça va le faire (c’est pour la ryme…). Nous sommes sur place à 7h/7h15, Maxou se jette sur la table administrative pour récupérer les plaques, numéros de porte, la journée commence. Après le petit-déjeuner copieux offert par l’organisation, nous reprenons l’Alpine direction la station carburant, puisque l’on nous promet une centaine de kilomètre la matin, sans jardinage bien-sûr.

20220611_0801048h15, les premières autos démarrent et se mettent dans la file de départ. Je soudoie l’organisation pour avoir le roadbook de suite afin de sensibiliser Maxou aux futilités locales : il y a pas de métré, que du fléché avec cartographie, de l’horaire, du fléché allemand, du méli mélo, du tableau, des effets miroirs, enfin la totale, de quoi former Maxou. Nous avons le numéro 19, on s’installe dans les baquets, mettons les casque et la radio de communication car avec le bruit  du moteur derrière la tête c’est mieux pour se comprendre et pas besoin de forcer la voie, en plus Maxou adore, il se prend au jeu tout de suite. Allez, c’est notre tour, c’est parti. Et je précise qu’à 10ans, Maxou est le plus jeune navigateur du plateau.

Comme c’est indiqué dans le titre, il s’agit de la 1ère ronde des lavoirs, aussi il nous est demandé de repérer tous les lavoirs qui se présentent à nous et de reporter leur numéro sur la fiche de contrôle. Cette fiche permet également de noter les lettres posées un peu partout sur le parcours (avec des pièges sinon ce n’est pas marrant !), d’apposer les perforations des CP, et les tampons des CP humains. Ça fait du bien de retrouver cette ambiance. Il n’y a aucune notion de temps, chacun peut donc prendre son temps pour analyser le roadbook et ses difficultés. Et nous sommes 31 autos au départ avec de beaux cabriolets.

On attaque la 1ère étape sereinement, Maxou est à fond, concentré, le seul problème c’est qu’il confond sa droite de sa gauche, il est donc sans cesse en train de se reprendre, mais c’est plutôt marrant et à la longue je lui demande toujours si c’est sur !! Il vérifie chaque page, chaque case, est relativement posé et reste sûr de lui. Les carrefours s’enchainent, les lavoirs et les CP aussi, jusqu’au moment où – fallait bien que ça arrive – on se plante. Dans ce cas, retour à la dernière case où on est sûr de soi et on repart, mais là replantage…alors je m’arrête et vérifie le roadbook : c’est la première case inversée donc il faut prendre la direction opposée à celle indiquée dans la case, c’est simple quand on y pense, mais encore faut-il être vigilant. Par grave du tout, nous retrouvons notre chemin et du coup Maxou fait super gaffe maintenant. Ici, la case inversée est matérialisée par un petit astérisque en dessous du numéro de la case. Tout s’enchaîne plutôt bien sur cette première étape et l’auto fonctionne bien. La température extérieure et celle dans l’auto augmentent doucement, il est 10h30 quand on arrive à la fin de cette étape, et on nous annonce que nous sommes le 5ème équipage à se présenter ! Maxou est super content, mais ça ne veut pas dire que l’on a été bon et que l’on a tout relevé sur la feuille de pointage. Je lui explique qu’il n’y a pas de notion de vitesse et que de fait, nous sommes taxés de pénalités sur les oublis ou les manques de pointage. Ce qui est sûr, c’est que l’on n’a pas vu tous les lavoirs.

20220611_190219Nous découvrons la région, plutôt le territoire du 70 – la Haute-Saône – et ses paysages ruraux, ses petits villages, quelques châteaux, des forêts domaniales, une belle balade. Et les gens nous saluent au passage, c’est n’est pas toujours le cas. Certains nous indiquent même la direction à prendre.

Repos de quelques minutes avant de reprendre la seconde étape, histoire de se désaltérer, de reposer un peu l’Alpine, de se dégourdir les jambes, nous sommes en pleine forêt à l’ombre. Ce qui est un peu déroutant dans ce roadbook c’est le manque de métré car certains tronçons sont longs et on a parfois l’impression de ne pas être sur le bon chemin jusqu’au moment où yes…une lettre à relever, ouf se dit-on on est sur la bonne route. Notamment la descente de cette forêt au tout début de cette deuxième étape, presque 12 kms de zig-zag en descente, de quoi en perdre son latin…mais on a trouvé la bonne route tout de même. C’est pareil en pleine campagne, sauf que là on voit rien d’autre à l’horizon que des champs !!. On s’y fait à force, mais un métré permet tout de même de se repérer, ce sont les joies de la navigation pure. Un tout autre exercice.

La seconde étape de la matinée s’est déroulée comme la première avec quelques jardinages, un Maxou toujours avisé à la navigation, même si on n’a pas tout compris sur la cartographie, sur laquelle nous n’avons pas compris la présence des points rouges, sauf à se dire qu’il fallait passer sur chaque point, mais il fallait aussi prendre la route la plus courte…nous avons pris la plus directe ! on aura donc fort probablement pris des pénalités sur ce coup. Mais c’est aussi comme cela que nous apprenons.

Par contre, l’Alpine présente des soucis électriques, la charge de la batterie est plus dans le rouge maintenant, il faut chaud, les trois ventilateurs du radiateur de refroidissement tournent à fond, mais est-ce vraiment la source de la perte de charge ? ou l’alternateur ? Toujours est-il que nous arrivons à bon port, c’est à dire au point de rassemblement pour le déjeuner, et nous sommes la première auto à arriver. Nous sommes contents, mais on a squeezé quelques tronçons plutôt que de trop jardiner. Nous sommes au camping de Marnay, avec une base nautique, restaurant, piscine, le contexte est apaisant et en profitons pour nous poser un peu, échanger avec les autres équipages sur ces deux premières étapes.

20220611_192454La pause déjeuner terminée, je reprend l’Alpine pour aller faire le plein, et là – ce que je craignais – plus de jus pour démarrer, en tout cas pas assez, car après avoir mis les câbles avec la généreuse participation d’un des bénévoles de l’organisation, l’Alpine a redémarré au quart de tour, bizarre, bizarre et l’aiguille de charge se remet de suite dans le vert…Autant vous dire que j’ai laissé l’auto en route à la station essence ! Retour au lieu de départ de la troisième étape, avec un Maxou regonflé à bloc, merci la glace prise au dessert !

Allez, c’est reparti, et nous avons jardiné sérieusement sur cette étape, suite à quelques incompréhensions dans la navigation : l’interprétation est parfois difficile, notamment dans un fléché allemand, est-ce que l’organisateur prend en compte les routes indiquées en sens interdit, les impasses. A force de passer, de repasser, on a abandonné l’idée d’y arriver, et l’aiguille de charge de la batterie baisse encore et encore, et est presque à 0 lorsque nous arrivons à la fin de cette troisième étape. Là je consulte Maxou et lui demande s’il est OK pour abandonner car il nous faut repartir au garage. Je lui explique que c’est mieux que de tomber en panne au beau milieu de rien. Il est d’accord, aussi nous regagnons Besançon tranquillement, et malgré un parcours fluide, la charge ne monte toujours pas. Autre soucis, je m’aperçois que l’aiguille de pression d’huile vacille beaucoup, est-ce le problème électrique ? Nous arrivons quand même sans encombre au garage et devant, l’Alpine s’arrête net…plus rien, plus de jus, il nous a fallu la rentrer en la poussant, je verrais tout cela la semaine prochaine.

Je regarde ma montre et là, je dis à Maxou qu’il est possible de prendre la GT Turbo pour rejoindre le départ de la quatrième étape, et finir ce rallye. Dans la mesure où il n’y a pas de notion de temps, c’est jouable. Ni une ni deux Maxou me dit OK, quel courage et quelle dextérité ! 30/40mn plus tard nous pointons au départ de la quatrième étape et nous apprenons que certains concurrents n’ont pas encore pointé à l’arrivée de la troisième. Nous retrouvons notre roadbook avec tous ses types différents de navigation, Maxou est toujours autant concentré, mais la fatigue aidant, quelques erreurs d’inattention nous plantent dans la pampa, notamment avec une case inversée et un méli mélo qu’il a fallu comprendre, et on y est arrivé. Pas grave, car on progresse finalement et on s’amuse aussi. Nous sommes toujours autant complice et tout va bien dans la GT Turbo. Que du bonheur.

Maxou a adoré la GT Turbo car il n’avait plus besoin de descendre de la voiture pour aller pointer les CP, je me mettais juste à côté du panneau, fenêtre ouverte et hop, le tour est joué. La vitre côté passager de l’Alpine ne descendant plus, il lui fallait à chaque fois se détacher, enlever son casque radio et descendre. Pas pareil il est vrai !

20220611_191900Et nous arrivons à destination sur Marnay sur le lieu d’un ancien moulin, récemment réhabilité en lieu d’accueil au public. Marnay est une commune qui présente de nombreux atouts, le Maire nous l’avait dit lors de son discours d’accueil ce matin, mais j’ai tendance ce soir à le croire. Nous pourrions même fort probablement passer une journée ou deux en famille…à suivre.

En attendant l’ensemble des concurrents, nous papotons, échangeons nos expériences sur ce 1er rallye organisé d’une main de maître. On nous invite au lunch pour patienter et c’est l’heure des résultats.

Nous terminons ce rallye à la 18ème place sur 31, on se sera bien amusé et la complicité avec Maxou a été très appréciable, ça promet pour la suite. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, il m’a déjà demandé quand sera le prochain !

Un grand merci aux organisateurs, bénévoles de ce 1er rallye des lavoirs, ça nous a remis en selle comme on dit, reste à voir le problème sur l’Alpine, mais ça c’est une autre affaire.

Voici un lien pour quelques photos, mais sincèrement on n’a pas pris le temps d’en prendre beaucoup, le rythme a été assez intense mais plaisant : cliquez ICI.

 

 

Dans :
Par alpinea310montecarlo1975jeanluctherier
Le 12 juin 2022
A 8 h 46 min
Commentaires :1
 

1 Commentaire

  1.  
    Jean-Louis
    Jean-Louis écrit:

    Félicitations à vous deux, avec un grand bravo à Maxence ,(cadeau d’anniversaire en avance ?) ; Maintenant, il a « chopé » le bon virus des rallyes
    Quelle est la marque de la N°28 ?
    Amitiés à toute la famille depuis Damville

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