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Année 2025
52ème Rallye du Gard – 13 et 14 juin 2025
Nouvelle aventure pour cette année 2025, la première de l’année démarrera sur un VHRS avec la Renault 8. J’amène pour l’occasion avec moi Jérémie pour qui se sera une première.
Tout commence par une idée sympa d’embarquer Jérémie dans cette aventure lors d’une conversation, et Jérémie s’est de suite intéressé, il ne me fallait donc plus que trouver la bon rallye, c’est ainsi qu’à 2h de chez nous, nous nous rendrons à Alès au pôle mécanique pour participer à ce VHRS en r8 en moyenne basse. La r8 ne fait que 65/70ch avec son moteur de Renault 12 TS ! Inscription faite, certificat médical dans la poche, j’attends avec impatience le road-book. Nous ne pourrons malheureusement pas aller reconnaître le parcours le week-end d’avant.
Mais, en fait, je n’ai jamais reconnu de parcours, donc on fera comme d’habitude, le tout est de s’éclater sur route fermée et de passer de bons moments. Pour cela, j’ai pris contact avec un concurrent de challenge Rallye Cup 2025 avec qui nous partagerons l’assistance. Après contact par téléphone afin de se caler sur notre organisation, Roger m’indique que nous aurons son camion d’assistance avec un mécanicien à disposition. C’est vraiment cool, et c’est aussi ça le monde des anciennes.
Du coup, je prépare la r8 au mieux, et le vendredi 6 au soir, je descend au sous-sol pour aller faire un tour avec la r8 histoire de vérifier que tout va bien. Un tour de clef et puis plus rien, batterie complètement à plat. J’avais déjà eu une petite alerte il y a quinze jours, mais après recharge tout est rentré dans l’ordre. Sauf que là, la charge de la nuit n’a rien donné du tout. Je saute ni une ni deux dans ma voiture direction Feu Vert (seul magasin de pièces détachées ouvert un samedi matin sur Mende !) pour acheter une batterie. Et hop, le lendemain pour faire l’essai avec Jérémie, démarrage au quart de tour, elle tient la charge. La transition est toute faite, c’est donc le dimanche 8 juin que nous essayons l’auto avec Jérémie sur une trentaine de kilomètres. On essaie de tenir – sur route ouverte – quelques moyennes, c’est là que l’on voit que sur route ouverte c’est quand même un peu dangereux. On se cale pour savoir qui fait quoi et qui doit dire quoi, Jérémie à l’air de se sentir à l’aise. Retour à la maison pour étudier le road-book et l’organisation du week-end. RV est pris vendredi 13 juin à 10h pour le début de cette aventure.
Et Jérémie est à l’heure en ce vendredi prêt pour le départ. Le temps de charger la voiture, de prendre la mallette à outils, les quelques pièces au cas où !…vous verrez pourquoi en lisant jusqu’au bout… et direction le garage où se trouve le plateau pour y charger la r8 pour un départ tonitruant vers Alès. Sur le trajet, Jérémie me fait le guide touristique, il connaît les Cévennes Lozériennes comme sa poche. Allez, petite promo pour ce département peu connu mais accueillant où il fait bon vivre :
Alors, oui il n’y a pas la mer, mais le charme opère à chaque sortie de virage ! Quand j’y suis arrivé, les cévenoles m’ont dit : « ici c’est le maquis Corse, sans les corses…! », à méditer.
Revenons à notre week-end de course. 2h plus tard, après une halte déjeuner au bord d’un petit lac, nous arrivons au pôle mécanique d’Alès, lieu central de ce rallye. je découvre des installations d’enfer, avec piste de kart, piste de rallye cross et circuit. Gigantesque. Nous passons les premiers barrages, et on s’installe au parc d’assistance. J’appelle Roger, le local de l’étape comme on dit, pour savoir où il est. Il est en reco. J’ai pris contact avec Roger – qui court sur Peugeot 205 xs avec un moteur de 206 xsi – via les réseaux sociaux et la page Rallye Cup. Et rapidement, nous avons échangé sur ce rallye, et m’a proposé de se joindre à eux en partageant leur assistance. Donc un grand merci à toi Roger et toute ton équipe, en n’oubliant pas David, le mécano, qui nous a bien rendu service.
L’après-midi fût un peu longue mais riche en rencontre au fur et à mesure des arrivées puisque nous sommes placés côté VHRS et VMRS. La catégorie VMRS pour Véhicule Moderne de Régularité Sportive permet à des autos modernes de courir en régularité, nous y avons côtoyé des belles A110 NG, une Subaru, une Fiat 500 Abarth notamment.
Il est 16h30, c’est l’heure d’aller aux vérifications administratives, tout se passe bien, on nous donne le papier pour les vérifs techniques et les autocollants pour la course, que nous allons poser sur la r8 dès retour au parc. Il faut une chaleur de ouf (pour parler « jeune », quoi que même pas sûr que ce soit encore tendance). Petite disgression sur ce récit pour vous encourager, pour celles et ceux qui ne l’ont pas vu, à regarder le film « L’amour ouf », vous avez compris le lien…sinon ce n’est pas grave !! Pour la petite histoire, je suis allé le voir pour faire plaisir à ma fille, et je suis ressorti conquis :
Je n’ai aucune action dans ce film, mais pour celles et ceux qui me suivent, vous me connaissez, j’aime bien interposer des sujets qui n’ont rien à voir avec le sujet du départ !!
Bon, entre temps, nous avons fini de poser tous les autocollants, ça lui fait une sacré gueule à la r8, et j’avais pris la peine aussi d’avoir les stickers pour le nom du pilote et navigateur. Nous sommes prêts pour les vérifs techniques. Roger arrive, mais toujours sans son auto que doit lui amener David son mécano. Alors nous échangeons quelques mots avec nos concurrents, qui n’en sont pas vraiment car l’esprit – enfin pour les équipages que l’on côtoie – n’est pas à la gagne mais au plaisir de participer. Nous faisons la connaissance notamment d’un couple de Corse, vous voyez on y revient !, qui a fait le déplacement jusqu’à chez nous, avec leur Peugeot 104 ZS. On leur propose même de venir partager notre assistance sous les tonnelles pour échapper un peu au soleil de plomb. Nous échangeons bien sûr quelques anecdotes, et Jérémie se perfectionne dans ses notes en se faisant expliquer toutes les astuces du bon navigateur. Il est à fond dedans, c’est cool.
Nous décidons de nous rendre aux vérifs techniques, et c’est le bordel. Il y en a dans tous les sens, pas de file d’attente spécifique pour les VHRS et VMRS qui ne nécessitent pas de vérifs très poussées. Mais c’est ainsi, et prenons notre mal en patience. Enfin, nous arrivons vers le commissaire technique, qui regarde la r8 et là… il me dit que c’est un passionné du modèle depuis ses 14 ans (et il doit en avoir 65 au moins aujourd’hui), qu’il a déconstruit reconstruit je ne sais plus combien de r8 dont des Gord. Bon entre temps il contrôle quand même les équipements, tout va bien, ça a pris quelques minutes et pendant au moins un quart d’heure, on parle r8, il jette un œil au moteur pour me dire que c’est un petit moteur !…à cela je lui répond que c’est suffisant pour nous… et me donne quelques tuyaux pour améliorer les performances de la voiture. C’est un passionné et comme tout passionné, on le l’arrête plus. On sort quand même des vérifs, direction le parc fermé pour laisser la r8 se reposer avant une journée dingue. On nous annonce un briefing pour 19h, qui aura lieu à 19h40, Jérémie commence à avoir faim, il faut dire que nous n’avons englouti qu’un sandwich ce midi au bord du lac. Et nous ne sommes pas encore allez à l’appartement que nous avons loué. Bref, quand nous sortons du pôle mécanique vers 20h, nous allons direct au resto que Jérémie avait repéré, mais plus de place, alors nous nous rabattons sur un autre pour un petit repas bien mérité. Nous arrivons donc tard à l’appart. dans lequel il fait 50°, Jérémie se jette sur la clim et comme il s’y connaît un peu, regarde le filtre qui est complètement encrassé. Et ben si, il l’a fait, il n’a pas pu s’empêcher de nettoyer ce filtre. C’est du 100% Jérémie.
Nous sommes dans un petit studio dans lequel il y a un home vidéo et 3 sièges de cinéma histoire d’être bien dans le film. Mais nous n’en profiterons pas, d’abord parce qu’il est déjà tard et que nous démarrons la journée demain à 6h et puis parce que nous débriefons sur le road-book et toutes les indications que Jérémie a pu relever. Et puis dodo, levé à 6h pour être au pôle mécanique à 6h40, au parc fermé à 7h11, heure de sortie de parc, pour 20mn de parc d’assistance avant d’aller en découvre sur les 3 spéciales pour une journée de folie.
Bon, il faut que je vous parle de ce rallye, tout de même. 3 spéciales donc, 1 de 27,961 kms, 1 de 9,466 kms et une toute petite sur le circuit de 1,808 kms. Il nous faudra les enchainer toute la journée avec des temps de pause en parc de regroupement ou en parc d’assistance, le tout étant rythmé par des horaires de départ précises. Pas de place à l’improvisation !. Sur la photo, vous verrez deux r8 la nôtre et celle des vainqueurs du VHRS, à notre décharge nous n’avons qu’une application smartphone pour réguler et on ne pratique pas tous les jours, contre un appareillage de pro pour cet équipage qui pratique un très grand nombre de fois dans l’année. Les forces en présence sont assez différentes ! mais nous sommes gonflés à bloc pour ce début de journée.
Nous avions choisi la moyenne basse pour ce rallye, soit des moyennes entre 53 et 63 km/h selon les tronçons : 3 changements de moyenne dans chaque ES sauf sur le circuit où il faut faire les 1,808 kms en 1m40, soit une moyenne de 65 km/h. Le top départ est donné pour l’ES1, la longue que beaucoup redoute, et effectivement pour un début c’était vraiment chaud patate… Pour les plus jeunes, cette expression apparaît à la fin du XXème siècle, en lien avec l’expression « refiler la patate chaude » : se débarrasser d’un problème en le refilant à quelqu’un. Chaud patate désigne donc quelque chose de difficile. J’aurais pu mettre que la fin, mais c’est pour votre culture générale !. Il faut donc tenir la première moyenne à 63 km/h sur un parcours très sinueux que nous n’avons pas reconnu. Toutefois, comme on passe en premier avant toutes les VMRS, VHC et modernes, la route est propre, bien sèche, ce qui me vaudra quelques freinages à bloquer les roues avec un bruissement de pneus, du vrai rallye quoi !
Jérémie est complètement dans son rôle, me donne toutes les informations nécessaires pour que je puisse me concentrer uniquement sur la conduite. Nous sommes pas mal niveau chrono, même si c’est parfois difficile de tenir la moyenne vu les enchainements de « s » et la montée pour atteindre le col. La r8 n’a que 70ch et il me faut monter dans les tours pour relancer la machine. Après quelques sueurs, l’arrivée est là, et sommes contents d’être parvenus à dompter cette ES et de finir « entiers ». Vient maintenant la liaison pour aller sur l’ES2, liaison que Jérémie connait par cœur, donc on laisse la mécanique se reposer pour rejoindre le point du départ de l’ES2. On finira cette ES1 à la 13ème place sur 29 partant, résultat très raisonnable au regard de nos moyens. Nous étions à la bonne moyenne au passage des changements, et même si le GPS ne réagit pas à la seconde, il faut le temps de calage, ça nous suffit comme ça. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que l’on a failli se planter au 1er virage à 90°, ne sachant pas où aller à droite ou à gauche, je ne sais plus si Jérémie avait oublié de me le dire ou ma l’a dit et j’ai oublié, j’arrive sur le « T » commençant à tourner à droite quand Jérémie me dit c’est bon à droite et là…je tombe devant de la rubalise avec des bonhommes en gilet jaune qui me font des grands signes pour me dire que c’est de l’autre côté. Bon ça fait bizarre, mais j’ai vite réagi comme Jérémie qui me semble dire « non à gauche »…Voilà ça fait partie de la course, de la tension à avoir à chaque mètre, j’en rigole à l’heure d’écrire ces quelques lignes et ça fait une anecdote en plus.
Après cet ES1 somme toute difficile par sa longueur, l’ES2 ne fait qu’un peu plus que 9 kms avec des moyennes plus basses. On aborde donc cette ES2 sereinement avec une r8 en pleine forme. Juste un niveau de batterie un peu bas, alors que celle-ci est neuve, mais je ne m’attarde pas là-dessus.
Top départ, tout s’enchaîne plutôt bien, même si encore tenir la moyenne tout le temps est impossible, nous sommes plutôt confiant à l’arrivée. Pas de casse, pas de difficulté particulière, avec un Jérémie qui me pousse un peu quand il faut, on termine cette ES2 à la 17ème place avec 49 centièmes de seconde par rapport au 1er. Ca se tient dans un mouchoir de poche, on n’a rien à se reprocher, d’autant que l’on gagne une place au classement général pour être 12ème. Nous sommes super contents de nos performances, et de la r8 qui est au top.
Tout pareil, la liaison se passe de commentaires et nous ramène au pôle mécanique pour l’ES3 qui se déroule sur le circuit. Cette ES3 est compliquée aussi, car malgré que l’on ait pu reconnaître cette partie, je n’ai jamais mis la r8 sur circuit et je ne connais pas du tout comment elle va se comporter, du coup j’ai peut-être été trop prudent. Par contre, difficile pour notre petite motorisation avec un départ en côte, un virage pratiquement à 180° à quelques mètres et une descente sur la piste « vertigineuse » obligeant les concurrents à être prudents afin de ne pas taper le devant pour repartir de plus belle sur la piste et enchaîner ensuite sur l’asphalte le tracé du circuit.
Nous sommes à 3 centièmes du premier, mais tout le monde est pareil, ce qui nous vaut une honorable 11ème place sur cette ES3, mais avec une place de plus au général : 13ème sur 29. C’est ensuite l’heure de rentrer au parc de regroupement pour 35mn puis 45mn de parc d’assistance. Moments propices pour regarder les résultats, refaire les spéciales, échanger avec les autres concurrents, et surtout se dire que les routes seront plus glissantes avec les passages de toutes les autos, tout le monde s’accorde à dire qu’il faudra faire attention et emprunter le plus possible les traces des modernes. Ce que nous vérifierons sur l’ES4 dans laquelle effectivement on verra bien les traces des modernes avec les cailloux étalés sur la route suite aux nombreux passages à la corde.
On fait un petit check-up de l’auto au parc d’assistance et on ne détecte rien, les niveaux d’huile, d’eau sont bons, tout semble en ordre. On passe donc le temps à l’ombre sous les toiles de tente à boire de l’eau tellement la chaleur est montée, nous en sommes à 34° au moins. On s’engage donc à l’heure idéale sur la liaison pour rejoindre l’ES4 qui est la même que l’ES1 vous l’aurait compris. On fait gaffe à tout, et je remarque que la température d’eau augmente mais sans dépasser les 90°, donc je ne m’alarme pas. Nous arrivons sans encombre au départ de cette longue spéciale en se disant que l’on fera de notre mieux. Notre parcours a été beaucoup plus fluide que le premier et au bout des 27, 961 kms, nous avons l’impression d’avoir été meilleurs. C’est pourquoi, nous avons été un peu déçus de notre résultat, soit 18ème sur 26 (3 abandons), mais il faut se dire que tous les équipages ont aussi amélioré leur performance. Mais nous restons toujours au milieu du tableau avec une place de 13ème au classement général.
Mais arrivés en haut au col juste après le pointage d’arrivée, un drôle de bruit envahi la r8, je me mets donc sur le côté, arrête le moteur pour aller voir ce qui se passe. On ne détecte rien non plus, aucune fuite, tout est en place. Et en redémarrant, plus de bruit, donc on repart tranquille sur la liaison. Et deux ou trois cent mettre plus bas, l’aiguille de température d’eau augem,te beaucoup plus vite que nous descendons le col, l’aiguille dépasse les 120°. A ce moment je dis à Jérémie que ce n’est pas normal et m’arrête de suite en coupant le moteur. J’ouvre le capot arrière et là, je m’aperçois que la courroie d’accessoire s’est littéralement déchiquetée ne faisant bien entendu plus tourner la pompe à eau ni le ventilateur du radiateur. La tuile ! on comprend de suite d’où venait le bruit de tout à l’heure. C’est la déception complète, je rage mais c’est comme ça, la mécanique ça va ça vient, et je n’ai pas détecter cette faiblesse. Jérémie tente de me rassurer mais je me sens un peu coupable de ne pas avoir vérifier ça avant de partir. C’est donc l’abandon pour nous, on descend en roue libre jusqu’en bas pour nous garer dans un endroit ombragé et sécurisé. On arrive à contacter David, notre assistance mécanique, qui nous rejoint après 30mn de route.
En attendant, complètement dégouté par cette panne idiote, je me mets à enlever les harnais, et tous les autocollants de course, je suis dépité…David arrive, et au premier coup d’œil s’aperçoit que les poulies de la pompe à eau et celle de l’alternateur ne sont pas alignées. Ce qui a provoqué fort probablement, avec cette utilisation intensive de l’auto, la désintégration progressive de la courroie d’accessoire jusqu’à sa rupture. Et là, il me demande si je n’ai pas de courroie de rechange pour qu’il la remette. Je lui répond que oui, mais qu’il est impossible de la remonter sans démonter le radiateur. Il me regarde, me demande la courroie et avec une astuce – que si tu ne connais pas tu ne peux pas savoir ! – replace la courroie. Jérémie se met à reprendre espoir de pouvoir reprendre, sauf que les deux courroies que j’avais achetées en prévision ne correspondent pas du tout, trop longues…David appelle un contact toujours dans l’espoir de réparer, mais rien n’y fait il n’a pas la longueur adéquat. On se résout donc à plier bagage, fermer la r8, pour repartir au parc d’assistance, prendre la plateau et revenir charger. Et comme là où on est, c’est la route du retour, finalement on pliera les installations de l’assistance pour quitter définitivement le rallye. Voici comment une panne somme toute assez bête, mais imprévisible nous contraint à rentrer chez nous.
Si seulement, j’avais acheté la bonne courroie…mais peut-être n’est-ce pas l’installation d’origine, je verrais tout cela dans la semaine, car la r8 est inscrite au rallye historique de Lozère dans 15 jours. Un GRAND MERCI à Roger et David pour leur accueil et entraide, à Jérémie pour avoir partager cette aventure, et à l’année prochaine.
22ème Rallye Pays de Lozère Historique – 28 et 29 juin 2025
On renouvèle notre expérience de 2024 avec mon fiston, Maxou qui est remonté à bloc et prêt à assumer toutes les étapes.
350kms dans le département de la Lozère avec 50 autos inscrites en catégorie « régularité » et 32 en catégorie « balade ». le plateau des autos est très éclectique, ce sera toujours beau à voir. Ce mardi 24 juin, je reçois un appel de Jean-Philippe, ex-propriétaire de mon Alpine A310 4C. Pour bien comprendre…! c’est à lui que j’ai acheté il y a deux ans l’Alpine. Je décroche avec un peu d’inquiétude – pourquoi : ben j’en sais rien, mais rien que de voir son nom sur le téléphone j’ai pensé de suite à un problème avec mon Alpine… – bref, je répond, on se salue et il me dit qu’il sera au rallye ce week-end avec sa Fulvia, et que nous nous suivrons puisqu’il a le n° 15 et moi le n° 16. Par ailleurs, si vous avez lu le résumé du rallye du Gard, on va également retrouvé le commissaire technique qui a contrôle la r8. C’est sympa de se retrouver.
Quel week-end, sous une température affolante et une simple clim. manuelle pour nous dans la r8. Vous l’aurez compris on a eu très chaud… Samedi matin, le fiston était debout et habillé de bonne heure, à me faire douter de l’heure à laquelle il fallait que je me lève… Bref, petit-déjeuner englouti, départ pour Aumont-Aubrac à 6h45, soit 30mn avant l’heure prévue.
Arrivée sur place à 7h30 dans les premiers, nous allons de suite faire les vérifications administratives, puis techniques, tout se passe bien et on nous branche le transpondeur, jusque-là ras… Les concurrents arrivent, nous serons 50 dans la catégorie « régularité », et j’aperçois la Fulvia de Jean-Philippe qui pointe le bout de son capot sur le parking et vient se garer à côté de la r8 puisque nous avons deux numéros qui se suivent…comme fait exprès…
Breifing à 9h, rien de particulier, départ de la 1ère voiture à 10h, mis à disposition du road-book aux équipages 30mn avant l’heure de son départ. Nous avons le n° 16, donc départ à 10h14 et pris en main du road-book à 9h44.
Et là vous vous dites que je ne sais pas compter mais il y a une petite subtilité…réponse bientôt pour celles et ceux qui se grattent déjà le cuir chevelu !
Maxou s’imprègne du road-book, et on l’annote afin de ne rien oublier notamment sur les changements de moyenne dans les ZR (Zone de Régularité). C’est notre heure, on s’aligne au CH (Contrôle Horaire) et top départ.
Sommes partis pour la première étape et 3 ZR pour la matinée, pour un total de 71 kms. Et deux kilomètres plus loin, ça sent le brûlé dans la voiture et de la fumée envahi l’habitacle de la r8 par l’arrière…j’arrête de suite la voiture coupe le courant. C’est un peu la panique, vous aurez compris, j’ouvre le capot moteur, rien de chez rien, et en quelques secondes plus de fumée !!, j’ouvre le capot avant – on ne sait jamais – rien non plus… Il n’y a pas de temps à perdre car nous devons rejoindre le départ de la première ZR. Maxou est stressé, n’ayant rien trouvé, je redémarre lui indiquant que je pense à une plaquette de frein qui serait restée bloquée sur le disque et qui aurait commencé à chauffer grave.
Tout est rentré dans l’ordre, la r8 fonctionne bien, je suis toujours en interrogation sur cette fumée.
Petite erreur de navigation dans cette ZR n° 1, sans gravité puisque nous avons vite repris la bonne route. Mais nous sommes dans les choux côté régularité puisque l’application sur smartphone est assez sommaire : pas comme les appareils super sophistiqués de beaucoup de concurrents ! Ce que nous n’avons pas :
Nous arrivons après la liaison au départ de la ZR n° 2, et là nous avons perdu notre ami Jean-Philippe avec sa Fulvia. Il a le numéro 15, donc devrait partir une minute avant nous…mystère et boule de gomme…nous apprendrons au repas du midi qu’ils ont un peu, beaucoup, passionnément « jardiné » comme on dit dans le milieu (ça fait un peu mafia non!?!). La ZR n° 2 se passe bien malgré de nombreux changements de moyenne que nous tentons d’optimiser avec nos simples appareils : oh oh, je parle des appareils de régularité…vous ne pensiez pas à autre chose j’espère ! Et donc à ne pas confondre avec « dans le plus simple appareil » qui est une expression qui signifie être complètement nu, souvent utilisée pour évoquer une situation où une personne se trouve sans artifice ou sans protection, que ce soit au sens physique ou figuré.
Dans la liaison après la ZR n° 2, nous avons un fléché allemand, type de navigation particulière dans lequel Maxou excelle. Nous nous en sortons super bien, ce qui n’a pas été le cas pour quelques concurrents. Pour celles et ceux qui veulent creuser le sujet, cliquez ICI.
Et pour finir cette matinée, une ZR n° 3 assez courte mais dans laquelle la moyenne de départ est à notre main…je n’ai toujours pas compris aujourd’hui le pourquoi du comment !?! Bref, nous arrivons au resto Le Mazimbert, bonne table dans un bel écrin en Margeride. Nous nous attablons, oui nous avons faim, et on échange avec l’équipage n° 6 qui court avec une Alfa Giuletta Sprint de 1959. Et comme toujours, nous parlons des difficultés du parcours, des pièges qu’il fallait éviter…quand le responsable du système de relevé des temps vient me dire que notre transpondeur ne fonctionne pas, et que du coup impossible de relevé nos temps de passage ce matin. Ben là c’est ballot…on va à la voiture et je regarde le branchement pour m’apercevoir que la fiche de contact avait complètement grillée : vous faîtes le lien ? Et oui, lors de l’installation du transpondeur, je n’ai pas pensé à isoler les deux fiches (le plus et le neutre), fiches qui ont dû se toucher avec les vibrations de la voiture et qui ont fait littéralement griller les connectiques de l’appareil, provoquant cette fameuse fumée dans l’habitacle au départ du rallye. Un oubli bête sans gravité mais qui sera préjudiciable pour nous, puisque même si on a pointé à tous les CH
ce matin, aucun temps n’a été reporté, et nous prenons les 300 points de pénalités par relevé, soit au total pour la matinée 4200 points.
Maxou est furaxe, et même en plaidoyant notre cause aux organisateurs, rien n’y a fait. Vous imaginez bien la conséquence sur notre classement final. Et c’est aussi pourquoi, je ne peux pas vous dire si nous avons été bon sur ces 3 ZR. Je répare sur le temps du midi avec un domino et prends soin de bien tout isoler avec du scotch d’électricien, et l’appareil refonctionne. Mais Maxou est tellement à fond dedans, qu’à l’arrivée le soir, il retente une approche auprès du Président de l’association, qui nous dit qu’il va voir…mais au final rien n’y a fait. Je le rassure comme je peux en lui disant que ce n’est qu’un jeu, que nous sommes là pour ce faire plaisir et lui propose le soir de faire le classement de chaque ZR, et vous verrez que nous ne sommes pas si mal classé, ce qui est tout à l’honneur du navigo ! Il sera d’ailleurs récompensé d’une petite coupe sur le podium comme « plus jeune » navigateur.
Pour reprendre le cours de notre journée, après le resto, on reprend vers 13h15 la liaison pour le départ de la ZR n° 4, prêt à en découdre. Et comme toujours après la digestion, petite erreur de navigation qui nous fait perdre un temps fou que nous n’arriverons pas à rattraper, ce sera notre plus mauvais classement puisque nous finirons cette ZR n° 4 à la 44ème place sur 48 partant.
Alors, on se reconcentre, Maxou se replonge dans ses notes pour les ZR suivantes qui ne nous poseront aucun souci. Résultats des ZR (toujours sur 48) : n° 5 : 26ème / n° 6 : 22ème / n° 7 : 26ème / n° 8 : 25ème / n° 9 : 26ème / n° 10 : 37ème et n° 11 : 31ème.
Et la r8 s’est comportée admirablement bien.
Réponse à la petite énigme : le n° 13 n’a pas été attribué. Mais d’ailleurs, pourquoi ? Le numéro 13 est souvent évité dans le sport automobile en raison de croyances superstitieuses et de traditions liées à la malchance.
Historiquement, ce chiffre a été associé à des accidents mortels et à des événements malheureux, renforçant ainsi sa réputation de porte-malheur.
Après cette première journée, douche, repas et repos bien mérités, car en plus on démarre le dimanche à 8h15 pour la première auto. Et en ce dimanche matin où on va enchaîner 5 ZR, nous sommes déterminés pour tenter de rattraper – un peu –
les points pour le classement général. Aucune erreur de navigation, des hésitations, parfois des gens qui nous montrent la direction à prendre, mais pas d’erreur, ce qui nous permet de maintenir la cadence des moyennes. A ce propos, cette année, je suis surpris par le nombre de personnes au bord de la route pour nous saluer et nous encourager. Il y a une bonne ambiance, les enfants applaudissant, les adultes levant le pouce et les plus âgés nous faisant signe. On joue le jeu aussi, c’est vraiment cool. Dans la ZR n° 13 par exemple, on arrive à l’église et je commence à prendre à gauche, quand une famille crie « stop, ce n’est pas par là ». Ça m’a valu un gros coup de frein et effectivement en regardant le road-book, Maxou avait un peu anticipé le gauche à prendre. Petit dérapage pour repartir – merci le gravier – et rattrapage de la vitesse pour être pile à la bonne moyenne lors du changement.
En milieu de matinée, petite pause à Montrodat, où, surprise, nous voyons arriver Christophe et son fils Maxence, venus nous faire un petit coucou et voir les voitures. C’est super sympa de leur part, on a pu échanger sur la r8 car Christophe avait suivi les dernières difficultés que l’on avait eues sur le rallye du Gard avec son collègue Jérémie.
Sur l’une des ZR, on s’est retrouvé face à face avec un gros tracteur, on ne faisait pas le poids ! Le freinage m’a semblé très long, et sur les cailloux je ne voyais pas la r8 s’arrêter… Au final, tout s’est bien passé, j’arrive à stopper la r8, marche arrière, je laisse passer le mastodonte, on se fait un petit coucou par klaxon interposé et c’est reparti de plus belle pour essayer de rattraper le temps perdu. C’est aussi ça la régularité sur route ouverte, il faut respecter le code de la route et faire avec les autres véhicules, et comme nous sommes en pleine nature dans un milieu agricole, et ben on rencontre beaucoup d’engins agricoles même le week-end.
Sur la ZR n° 14, nous étions super biens, d’ailleurs c’est la meilleure perf que l’on ai faite sur toutes les ZR, et à un moment, j’étais derrière une camionnette qui venait de nous doubler, on voit littéralement surgir en face de nous une Porsche 944 dans un virage assez prononcé. La Porsche met la roue arrière droite dans le bas côté provoquant un nuage de poussière mais aussi un travers comme dans les films. Sauf que là, c’était juste devant nous et que je voyais la Porsche arriver à vive allure – il faut le dire – sur la toute petite r8. Un bon coup de volant et la Porsche a repris son droit chemin, et on apprendra plus tard que l’équipage s’était trompé de route et qu’il n’était pas passé devant un pointage. D’où cette folle remontée pour éviter une pénalité supplémentaire…
Au final, après la ZR n° 16, retour à Aumont-Aubrac pour le repas de fin de rallye et la remise des récompenses. Nous terminerons ce rallye à la 38ème place sur 48 participants dans la catégorie « régularité » avec des résultats plutôt encourageant sur les ZR : n° 12 : 26ème / n° 13 : 31ème / n° 14 : 18ème / n° 15 : 35ème et n° 16 : 27ème.
Peut-être aurions-nous terminé entre la 25ème et 30ème place au général si le transpondeur avait fonctionné le samedi matin. On verra en 2026 !
Un grand merci aux organisateurs, aux bénévoles qui ont œuvré pour nous proposer de belles spéciales dans cette Lozère du Nord (et le Nord ça me connaît!), plus particulièrement dans l’Aubrac, plateau volcanique et granitique au charme incontesté.
5ème balade du Cœur – 20 septembre 2025
Pour cette année, on sort l’Alpine A310 pour cette petite balade de 200 kms en Lozère.
C’est l’occasion de faire un test avec le nouvel échappement en inox, balade tranquille avec un road-book toujours aussi bien détaillé, qui ne nécessite aucun appareillage particulier, il suffit de bien lire. C’est mon fils qui est dans le baquet de droite, un bon après-midi en perspectives.
Et nous ne serons pas déçu, les 95 premiers kilomètres nous amène à la grotte d’Aven Armand pour une petite pause. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas ce lieu, ça vaut le coup d’œil, je vous ai mis le lien. Maxou en profite pour partager le road-book de la seconde partie avec l’un de ses copains de collège. Cette première étape s’est déroulée super bien même si nous avons vite rattrapé les autos de devant, mais c’est le lot des sorties le samedi de tomber derrière des tracteurs, des camping-car qui ne me permette pas d’exploiter l’Alpine comme il se doit !
A un moment, nous avons tous rattrapé une 2CV en plein milieu d’une belle montée bien sinueuse, autant dire que c’est la galère. Aussi, nous avons pris le parti de s’arrêter un peu profitant du paysage pour prendre quelques photos, et on repart avec espoir de bien rouler. Ce que nous faisons, l’Alpine est dans son élément mais on rattrape vite le peloton, et kms après, la 2CV se met sur le côté. On a mieux roulé après mais toujours derrière d’autres autos , un peu frustrant mais c’est le jeu et du coup on profite du paysage.
Il est temps de repartir de l’Aven Armand car Maxou s’ennuie – il a juste mis 10mn pour s’ennuyer ! – mais c’est surtout qu’il veut rouler et partir devant tout le monde. Alors, on se remet dans l’Alpine pour la deuxième partie. Je tourne la clef et là plus rien…un coup du démarreur, alors comme on est en pente, je déroule et part en seconde, nickel on est reparti.
La seconde étape se déroule super bien bien, on est seul sur la route alors on profite de l’agilité de l’Alpine, tout en faisant attention quand même car on est sur route ouverte. On rejoint une belle DS blanche qui nous laisse assez vite passée, et on rejoins quelques minutes plus tard un groupe de sportives composé d’une 205 GTI, une Citroën Visa Chrono et une Golf 16S. Ils roulent pas mal donc ça nous va ! même si c’est assez chiant de suivre comme ça à la queue leu leu.
Rien de spécial, arrivée sur Mende pour rendre la fiche des points de contrôle et direction le garage pour remettre l’alpine au sous-sol (nouvel essaie de démarrage, et toujours rien, on verra le lendemain). Puis place à la douche et direction le repas du soir, que nous partageons avec deux couples d’amis. Demi-journée magnifiquement organisée par Mende Auto Passion avec toujours des bénévoles souriants et motivés. On fini la soirée sur les deux flippers mis à disposition, me rappelant mes quelques années de collège, et je n’ai semble-t-il pas trop perdu la main !
28ème rallye de l’Ardèche – 26 et 27 septembre 2025
Pour ce rallye, on renouvèle le duo avec Jérémie avec la r8 qui sort de révision chez Garage 3D multiservices de Bagnols-lesBains, avec Dominique qui fait des prouesses.
La préparation se fait un peu comme d’habitude avec le téléchargement du road-book, et comme d’hab. nous n’allons pas reconnaître, ce qui – vous le verrez – nous aurez peut-être servi, mais c’est toujours un problème de temps. Jérémie détecte quelques erreurs dans le road-book, des mauvais « copier-coller » qui n’ont pas été rectifiés, mais il repère assez vite les circuits routiers.
Départ le vendredi 26 septembre de Mende à 8h15 direction le garage à Bagnols-les-Bains pour troquer la 4L qui est sur la plateau avec la r8 (voir la page « Renault 4L« ). La trajet se passe bien, la route pour l’Ardècje est toujours une aventure, pas loin mais beaucoup de dénivelés et de virages, on aura mis 2h pour faire 92 kms… Arrivés à Lavelade d’Ardèche, on rejoint le parking du cimetière retrouver la famille Cheynet qui court en R5 Gt Turbo et en BMW 1800.
On installe la bâche d’assistance histoire de ne pas se faire rattrapée par la patrouille de contrôle, et on va faire les courses du repas du midi et du soir. Et on décide de rejoindre les vérifications techniques à Vals les Bains, sachant que nous en revenons puisque cette année les vérifications administratives se déroulaient au Casino de Vals-les-Bains. Ah oui, et là-bas, on nous demande les certificats médicaux que l’on avait envoyés par mail cet été pour que l’ASA de l’Ardèche fasse les demandes de licence pour le week-end. Bref, à force de négociations, l’organisation nous valide l’administratif, et nous repartons au parc d’assistance.
On se gare sur la bâche, et on colle les autocollants sur la r8 qui va lui donner un air de compétition. Jérémie est dans sa bulle concentré sur le parcours et reste toujours inquiet car on n’a toujours pas les moyennes des parcours. Je reprends où j’en étais, en espérant que vous suivez toujours, et donc après les courses – comme tout est en ordre – on décide de rejoindre les vérifications techniques au casino de Vals-les-Bains, à l’issue desquelles la r8 restera au parc fermé.
Les vérifs techniques se passent bien, il y a du monde autour du parc et la r8 suscite beaucoup de sympathie et de photos. Et elle rejoint ses copines au parc fermé dans l’attente du départ de l’ES1 le soir. En attendant, on prend nos cliques et nos clacs pour aller à l’appartement à quelques mètres de là, se mettre au chaud et déjeuner. Et là : moment culture, d’où vient cette expression « prendre ses cliques et ses clacs ». Cette expression date de 1830, eh oui cela ne nous rajeuni pas !. Les « cliques » désignaient les jambes, et les « claques» des sandales de protection au XVIIIème siècle qui servaient à recouvrir les chaussures pour ne pas les salir. Si on rassemble ses jambes et ses chaussures, c’est pour partir.
Il est déjà 17h et nous repartons en tenue prêt à défendre nos chances de classement au parc fermé pour le briefing et un départ annoncé à 18h30 pour la première auto en catégorie VHRS, et comme nous avons le n° 342, nous partirons à 19h11 exactement. Bien entendu mon cher Watson, nous avons loupé le briefing, ne sachant pas où il se déroulait. Et toujours pas les moyennes, Jérémie est un peu en stress. Et là, le pompon…l’organisation l’appelle parce que sa licence n’a pas été faite et qu’il lui faut fournir son certificat médical. Et à propos de pompon, je vous ai dégotté une vidéo vous expliquant l’origine de cette expression, histoire de toujours rester dans la culture : parcourez cette vidéo. Bon au final, l’organisation nous explique que le système de prise de licence est nouveau et tout est rentré dans l’ordre.
Entre temps, les moyennes sont diffusés sur le site du chronométreur et nous reportons tout ça sur le road-book. Cette tâche faite, nous attendons notre horaire de départ, j’ai hâte d’en découdre même si je trouve les moyennes hautes pour une catégorie en « moyenne basse ». N’oublions pas que nous n’avons que 70ch derrière la r8 et qu’il faut affronter les virolos de l’Ardèche, et nous avons des moyennes entre 57 et 64 km/h. Au départ dans le parc fermé, je vais à la rencontre de Gil qui court avec une Alpine A310 4C, on discute deux minutes et je lui dis que l’on fera des photos demain dans la journée, on aura un peu le temps, c’est sans compter le suite des évènements…D’ailleurs on se retrouve avec Gil au même point d’assistance, et je profite de prendre deux trois photos avant de partir sur l’ES1. Il est occupé avec son copilote et son frère qui court lui en Opel Kadett GTE, c’est assez cool de faire ça en famille avec ce petit challenge de qui va être devant l’autre !
Allez c’est parti, nous quittons le parc d’assistance à l’heure dite, direction le départ de l’ES1, il fait nuit, il ne pleut plus depuis quelques heures mais les routes sont encore humides. On arrive au départ, casques obligatoires, on se prépare concentrés. Top départ, je mets les oscars longue-portées en route, on voit super bien. Alors…on peine à approcher la moyenne de 60 km/h sur ce premier tronçon, la r8 tourne super bien mais l’enchaînement des virages est intense ne permettant pas à la r8 de prendre de la vitesse. Et par ailleurs, on ne connait pas le parcours aussi je reste prudent à l’entrée des virages, certains se montrant piégeux. Jérémie me donne le tempo pour ne pas se relâcher.
Et…et…à la sortie d’un virage à gauche long et roulant, un virage à 90° sur un pont arrive à grande vitesse, freinage un peu d’urgence comme dans les premiers kilomètres, sauf que là on tombe sur une zone assez humide, blocage des roues, glissade, impossible de tourner les roues et boum on touche la parapet de pleine face. C’est la panique, nous allons bien pas de problème physique, juste une énorme tension due au choc. On contacte l’organisateur qui nous demande je ne sais plus trop quoi car dans l’intervalle on voit débouler la BMW 1800 à fond, Jérémie fait des grands signes pour éviter le pire…je ne vous fais pas de dessin, et ensuite je regarde les dégâts qui dans la nuit n’apparaissent pas énorme, juste de la carrosserie. Et là, petit coup d’éclair, je réalise que le moteur est à l’arrière de la r8, et décide de voir si on peut repartir. La r8 démarre, la marche arrière s’enclenche, première, ça fonctionne. On peut repartir mais avec le nez en vrac ! Jérémie est « vénère », complètement désolé de la situation et de l’état de la r8. J’essaie de le rassurer car c’est le jeu de la course, même si de mon côté, vous imaginez bien, que je suis aussi contrarié pour ne pas dire vexé, car notre aventure sur ce rallye s’arrête là. Oui, il semble que la direction ne soit pas touchée mais il ne me semble pas sérieux de continuer sans savoir si tout va bien, donc on décide de déclarer forfait au PC d’arrivée de l’ES1. Fini pour nous.
On repart doucement au Casino de Vals-les-Bains, non pas pour mettre la r8 au parc fermé comme cela aurait du se passer, mais pour rendre le transpondeur à l’organisateur et confirmé notre forfait. Le 1er de la course !!! et il y en aura d’autres au terme de cette ES1 piégeuse. Le pire arrive, car en discutant au parc d’assistance où nous sommes en train de charger la r8 sur la plateau, on nous apprend que normalement on aurait du nous annoncer une baisse de moyenne de 3km/h, ce qui n’a pas été fait pour aucun équipage. D’ailleurs, cette spéciale aura été annulée par l’organisateur ! On ne va pas revenir sur les évènements, mais c’est tout de même un peu rageant car nous étions aux 57 km/h de moyenne en abordant cette portion, ce qui aurait peut-être évité l’accident…on ne peut pas refaire l’histoire, mais nous restons interrogatifs.
La r8 est sur le plateau, on rejoint tranquillement l’appartement pour dîner devant un film historique : Men in Black 2. Le lendemain matin, je regarde sous la lumière du jour les dégâts qui se révèlent effectivement pas trop graves puisque les longerons ne sont pas touchés, c’est la face avant mais aussi la roue de secours qui a absorbé le choc. Mais il y a du boulot quand même.
Fin de ce rallye, que j’avais terminé en 2024 avec l’Alpine, mais sous d’autres conditions climatiques.






