Alpine A310 Monté-Carlo 1975 Jean-Luc Thérier

Ma passion des autos anciennes et du sport auto

 

Saison 2019

62ème Rallye d’Automne Charente-Maritime / 1er VHRS – 15,16 et 17 novembre 2019

automne-20191er VHRS pour moi avec la Lancia, je serais avec Kilian, rencontré grâce à blabalcar et passionné aussi de compétition. Le hasard existe-il vraiment ?

Présentation par le SAO organisateur (Sport Automobile Océan) : cliquez ICI

Kilian est mécano dans l’âme, mais aussi dans la vrai vie ! il en fait ses études et en fera son métier fort probablement, les discussions dans l’auto lors des déplacements blablacar tournent forcément autour de notre passion, le temps passe ainsi très vite. Et très vite nous nous sommes accordés sur notre participation à ce 1er VHRS qui se déroule à quelques kilomètres de chez nous. Nous allons donc découvrir tous les deux cette discipline qui permet de rouler sur route fermée tout en respectant une moyenne choisie : nous avons choisi la moyenne intermédiaire.

Casque obligatoire ainsi qu’un extincteur dans l’auto, et lors d’une matinée humide d’un samedi nous avons installé deux longue-portées supplémentaires car il y a quelques épreuves de nuit et une radio pour nous entendre. Tout comme en rallye, il y a parc d’assistance, parc fermé, merci aux amis et à la famille de Kilian pour leur aide précieuse.

Le 14 novembre

Pas eu le temps de faire les reconnaissances, donc on fera avec et on utilisera les notes d’une autre équipage, eux aussi en Lancia Fulvia. Je feuillette les documents fournis, comme les cartes et les horaires de départ, et … on va faire le principal des spéciales de nuit, et fort probablement sous la pluie, les dames de la météo ne sont pas très optimistes à vrai dire ! Alors, je réserve une chambre à proximité pour la nuit du vendredi au samedi afin d’avoir le maximum de repos car je suis tout de même à 1h30 de la maison.

Il me reste ce jour à charger la Fulvia de quelques bricoles, faire la pression des pneus.

Le 18 novembre

20191116_114444Cette nouvelle expérience est derrière moi, mais quelle expérience. Nous n’avons peut-être pas commencé par le plus simple puisque la majeure partie des spéciales se déroulaient de nuit. Mais Kilian s’est bien débrouillé avec ses notes et ses roadbooks malgré quelques erreurs – sans grande gravité ! – mais nous verrons cela plus tard.

Il est 8h50 quand je prends la route direction de Bords pour rejoindre Kilian et son équipe de choc, la team « GRD Sport ». Le camion d’assistance est prêt et nous prenons la route direction La Rochelle. Nous galérons un peu pour trouver le parc d’assistance, et avec l’aide de Marie-Hélène et Bertrand, qui courent aussi sur Lancia Fulvia, nous y arrivons et en plus ils nous ont réservé un emplacement à côté d’eux. Ils nous auront été d’un grand secours, nous ont bien aiguillés sur toutes les démarches au cours de ce rallye, car je vous le rappelle nous sommes des « roucky » sur ce coup !

20191115_161725L’attente de l’après-midi après les vérifications administratives et techniques a été longue, très longue, très très longue … ok je crois que vous avez compris ! Nous prenons le départ après tout le monde. 18 concurrents dans cette catégorie qui ne s’élanceront que dans la soirée, de nuit donc. Nous sommes très impatient avec Kilian d’en démordre d’autant que pour moi pilote ce sera une première d’évoluer sur des routes fermées à la circulation … et quel pied au final.

Les deux premières spéciales se sont bien déroulées, l’auto tourne bien, et nous formons une bonne équipe : l’assistance a été prête à chacune de nos apparitions, et Kilian s’est vite familiarisé avec les roadbooks et les notes de reconnaissance de Marie-Hélène et Bertrand. Nous avons pris une mauvaise direction dans une liaison, mais Kilian m’a dit de prendre la route principale, de continuer, alors qu’il fallait aller tout droit et justement quitter la route principale, erreur de débutant que nous avons rectifiée rapidement et sommes arrivés dans les temps pour le départ de la deuxième spéciale.

Le problème des appareils : effectivement mon application sur smartphone ne me permet pas d’enregistrer plusieurs moyennes pour une seule épreuve, aussi nous nous sommes toujours calés sur la moyenne la plus haute, mais de toute façon nous n’avons pas réussie à la maintenir, car même à une moyenne de 61 km/h, en pleine nuit sur des routes boueuses, glissantes, je suis resté prudent et étions de fait en dessous de la moyenne imposée. Et pourtant je n’ai pas chaumé au volant, le 1300 de la Fulvia étant un peu limite dans les reprises pour rattraper le temps.

ZR 1 : 8,460 kms, nous terminons 15ème sur 18, et pour la ZR 2 : 11,510 kms, 14ème sur 18. Classement général de cette journée après deux spéciales : 15ème sur 18 (14ème sur 16 dans la catégorie), avec déjà un peu plus de 9mn de retard sur le premier.

Retour au parc d’assistance où nous avons pu déguster un repas chaud concocté par la maman de Kilian, l’assistance est vraiment au top : groupe électrogène, micro-onde, lumière et même chauffage. Et on commence à parler de nos sensations, du bon comportement de la Fulvia, tout le monde est ravi. Nous repartons chacun de notre côté pour la nuit, avec une assistance qui dormira sur place, Kilian chez lui, et moi à l’hôtel. Départ le samedi : 11h11 au parc fermé.

20191116_182458Nous enchainerons 8 spéciales entre 11h11 sortie du parc fermé et 1h30 du matin entrée du parc fermé pour la fin de ce rallye. Le rythme est régulier entre les spéciales, les longues liaisons, le parc d’assistance. Nous tournons en fait sur les mêmes spéciales et le temps étant clément, même s’il fait assez froid et humide, les routes se sont asséchées aux fur et à mesure de la journée. Mais nous avons toujours un semblant de bourbier à négocier sur deux cent mètres débouchant sur un droit à 90° avec un champ en dévers derrière, tout ce qu’il faut pour se planter. Ce qui ne sera pas notre cas, prudence prudence.

Nous échangeons beaucoup avec les autres concurrents, l’ambiance est super conviviale. De jour, tout est différent, je peux mieux anticiper et je peux mieux appréhender l’état des routes que de nuit. Sur la Lancia, même avec les 4 longue-portées, de couleur jaune – ça c’est pour rester dans le style vintage des années 70 ! – la vue n’est pas terrible quand même.

Sur la ZR 4 : 13,540 kms, nous avons voulu changer d’application, Kilian ayant trouvé sur son iphone une appli avec changement de moyenne. On se dit cool, sauf que … au moment du départ, j’appuie sur le bouton start et … rien, vraiment rien ne bouge à croire que le gps ne fonctionne pas. Ça nous a bien entendu perturbé, moi en premier car je n’avais aucun repaire quand à ma régularité et la tenue de la moyenne, ce qui explique probablement que nous n’avons pas été aussi performant sur cette spéciale. C’est sur cette même ZR, il me semble, que Kilian ne s’est plus retrouvé dans ses notes ayant tourné deux pages au lieu d’une, une spéciale donc très spéciale !

Nous restons finalement assez régulier sur les autres ZR, avec toujours une assistance au top, des repas chauds, une auto qui tourne super bien, on a même doublé la seconde Lancia Fulvia sur une spéciale et Bertrand, au parc fermé, m’a dit qu’il n’avait pas su nous suivre. Bon ça fait plaisir mais je ne suis pas un avion de chasse tout de même, puisque moi-même j’ai été rattrapé une fois par la Golf GTI qui partait derrière nous et qui tournait super bien avant de devoir abandonner suite à allumage défaillant : l’auto n’a jamais voulu redémarrer après un arrêt à l’entrée du parc d’assistance. Il y aura eu 4 abandons en tout.

ZR 9 : 12,080 kms, bizarre, vous avez dit bizarre ! oui comme dans « Drôle de dame », allez je ne résiste pas de vous mettre la vidéo :

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revenons à notre récit, donc sur cette ZR j’avais vraiment l’impression de ne rien voir malgré mes phares allumés, Kilian me dit la même chose en arrivant … et bien c’est juste que je n’avais pas allumé les pleins phares et la 1ère rampe de longue-portées … bon pas grave je n’ai pas été trop perturbé tout de même. Sauf qu’en arrivant à Surgères pour pointer après la liaison, plus de jus, la Fulvia n’a pas voulu démarrer, batterie à plat. Poussette de l’auto qui redémarre vite, il semblerait que l’ensemble des phares pompe pas mal d’énergie et que l’alternateur n’arrive pas à suivre. Et pourtant le voyant s’est allumé au tableau de bord, mais je n’y ai pas fait attention, me disant que dans ces anciennes il y a toujours des trucs qui se mettent à fonctionner sans raison … ce n’était pas le cas ici ! Nous avons quand même pu finir la dernière spéciale correctement et avons fait la liaison en code.

20191116_114537A final, très bonne expérience, avec une ambiance en VHRS très conviviale et de bons moments de partage avec la famille de Kilian et ses voisins. UN GRAND MERCI.

ZR 3 : 12,080 kms, 9ème sur 16, ZR 4 : 13,540 kms, 15ème sur 16, ZR 5 : 17,720 kms, 9ème sur 16, ZR 6 : 12,080 kms, 11ème sur 15, ZR 7 : 13,540 kms, 11ème sur 15, ZR 8 : 17,720 kms, 11ème sur 15, ZR 9 : 12,080 kms, 10ème sur 14, ZR 10 : 13,540 kms, 12ème sur 14.

Classement général : 10ème sur 14 avec +32’04″5 / au 1er, classement dans la catégorie : 9ème sur 12.

Résultats détaillés : cliquez ICI

Quelques photos : cliquez ICI

Je n’ai pas encore trouvé de vidéo sur les VHRS, vu que l’on est passé très tard …, mais en voici quelques unes pour les yeux et les oreilles :

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8ème Classic Charente Maritime – 31 août et 1er septembre 2019

classic-2019Voilà, l’inscription a été envoyée en ce jour du 18 juillet, et je me réjouie déjà de faire ce rallye avec mon épouse, en Alpine et en amoureux.

 

 

Présentation par le SAO organisateur (Sport Automobile Océan) : cliquez ICI

Petits reportages, on y est :

facebook_1567411369083Tout commence le vendredi soir par les préparatifs et vérification des niveaux de l’alpine, de ce coté tout va bien, et la batterie est chargée. Je vérifie aussi les applications que nous utiliserons : l’une pour les moyennes et les distances (car les compteurs de l’alpine ne peuvent pas retransmettre la réalité puisqu’elle n’a plus les trains roulants d’origine donc faut tout faire via le gps) et l’autre pour le compteur kilométrique. Tout fonctionne aussi, c’est bon. Nous n’aurons que ces seuls appareils car quand je vois certains équipages et leurs équipements nous sommes à mille lieux de pouvoir rivaliser. N’étant pas équiper pour les nombreux changements de moyenne, nous ferons les zones de régularité à vue, au temps donc pas précis du tout. Il faut donc une bonne complicité entre le pilote et le navigateur et ça c’était parfait – c’est tout le bonheur du monde : partager sa passion avec sa chérie qui finalement s’est pris vite au jeu de la compétition. Et pour la petite histoire, nous avons été classé 4ème sur deux zones de régularité, énorme satisfaction, elle me demande déjà d’acheter du matériel performant …

Pour ceux et celles qui de suite ont tilté et penser à Sinsemilia, je vous mets le clip : ce n’est pas ma tasse de thé je vous l’avoue !

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Nous avons donc parcouru 330 kilomètres autour de Chatelaillon et Surgères, de très beaux paysages sur des routes parfois très chaotiques. Un plateau éclectique avec la présence de voitures 100% électrique et hybrides, ce qui fait l’originalité de ce rallye. Nous aurons la seule Alpine A310. 2 autos 100% électrique n’auront pas eu la chance de rejoindre l’arrivée le dimanche midi faute d’autonomie, parce que l’équipage n’a pas trouvé de borne à recharge rapide : le département n’est pas encore bien équipé nous a-t-on expliqué, il y a encore du travail ! Et je vous rassure personne n’a ouvert le débat sur le parc automobile 100% électrique, mais je salue l’engagement de Jérôme, Président du SAO et directeur de l’Automobile Club de Charente Maritime. J’en profite pour le remercier ainsi que JP et toute son équipe pour l’organisation de ce rallye que nous découvrions totalement.

Il est 8h45 quand nous partons de notre chez nous à St Jean d’Angely à 50mn du rendez-vous à Aytré pour les vérifications administratives et techniques. Nous arrivons à bon port dans un garage partenaire rempli de Porsche et Ferrari dernière génération, ça commence bien, le décor est planté. RAS sur les vérifs, et repartons avec le n° 29 pour l’hippodrome de Chatelaillon. Moment de détente avant le briefing de fin de matinée, l’occasion de rencontrer des passionnés et d’échanger sur nos pratiques automobiles respectives. Le briefing sera assez court : respect du code de la route et consignes de sécurité. Puis nous rejoignons le centre de cette magnifique ville en bord de mer et nous nous attablons devant la mer bien-sur, à l’abri du vent qui a tendance à nous rafraichir un peu.

Il est 14h15, l’heure du départ et pour nous ce sera 29mn plus tard, il fait déjà chaud avec un beau ciel azur. La liaison nous amène droit devant le casino où la foule est présente, et le spiker met l’ambiance. Et nous partons pour la 1ère étape, composée de 2 sections et 5 secteurs.

20190901_125531Secteur 1, 32,390kms. Vous le croyez ou pas, j’ai déjà fait le buzz en calant au démarrage sous l’arche gonflable devant tout le monde … aucune excuse si ce n’est un spiker qui m’a perturbé avec ses questions et qui ne nous laissait pas partir malgré que le chrono avant déjà été enclenché, bref c’est pas ma faute c’est la sienne, ben non j’assume sur ce coup j’ai loupé mon départ. Sinon, rien de spécial, un copilote au top je le répète, nous sommes en phase, et un peu de mal sur la première zone de régul où nous n’avons pas trop su comment s’organiser puisque – et c’est nouveau pour moi – le départ des ZR se fait lancé, il faut donc bien synchronisé le lancement de nos appareils avec l’endroit indiqué de départ.

Nous enchainons jusqu’au soir les secteurs 2 à 5, pour secteur 2 : 37,070kms, secteur 3 : 14,280kms, secteur 4 : 35,780kms et secteur 5 : 28,720kms, dans une fluidité absolue, aucun jardinage, du « copilotage » de pro. Bon il nous ait quand même arrivé de ne pas trouver le point de départ d’une ou deux ZR, nous mettant un peu en difficulté sur le respect des moyennes et du temps impartis, un peu ma faute aussi je roule je roule et ne laisse pas le temps à ma copilote de lever la tête pour tout voir. En fin de journée, il m’est arrivé de tourner à gauche alors qu’elle me disait de tourner à droite mais elle a aussi parfois confondu sa gauche de sa droite, sans conséquence puisque nous nous en apercevions tout de suite. Enfin les seules conséquences ce sont quelques marches arrières avec l’alpine, difficile quand vous savez qu’on ne voit rien dans les rétros, mais tout ça c’est déroulé dans la bonne humeur et une entente de jeune couple, nous venons de fêter nos 6 ans de mariage (mais 15 ans de vie commune, avec toujours le même entrain, eh oui, je l’aime pour tout Laure du monde ! – ma plus belle histoire d’amour et que ça continue toujours). Oh là, je me mets à faire des rimes maintenant.

Pour rester dans la musique, je vous mets une petite chanson, mais c’est vraiment parce qu’elle aime bien Bruel car Patriiiiiiiiiiiick, ben ce n’est toujours pas ma tasse de thé !!

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De retour à Chatelaillon, nous avons le privilège de pouvoir se garer sur la promenade de la magnifique plage, pour un repas dinatoire au restaurant du Casino. Nous partagerons la table et nos anecdotes avec Claude et sa petite fille Léa qui sont de la partie avec une Hyundaï IONIQ. Ça les change car habituellement ils courent en VHC avec une BMW e36.

Nous finissons cette belle journée à la 20ème place sur 35 classés. Il y a eu effectivement un abandon, la Fiat Cinquecento Sporting jaune qui, pour éviter un véhicule qui arrivait assez vite en face en plein virage à dévier sa trajectoire pour finir dans le fossé, plus de peur que de mal – comme on dit – mais un abandon tout de même. Et cet équipage était le vainqueur de l’édition 2018. Ensuite direction l’hôtel après avoir rempli le réservoir de l’Alpine, dodo et lever 7h30 pour être au départ à 8h45 le dimanche matin.

20190901_132920Au réveil, ciel gris et pluvieux, c’est la grande marée, un temps de Normandie ! Les routes vont être grasses et glissantes et avec les pneus semi-slicks déjà bien usés sur l’auto ça va être coton, mais j’ai déjà connu ça. De toute façon pas le choix, je n’ai pas les pneus pluie sous la main et la météo indique que ça va se lever dans la matinée. Nous arrivons légèrement en retard sur notre heure de départ « idéale » mais pas grave on se met dans la file et c’est reparti pour l’étape 2, secteur 6 : 25,320kms, secteur 7 : 31,190kms, secteur 8 : 30,930kms, secteur 9 : 33,230kms et secteur 10 : 23,620kms. 100 mètres après le départ, nous sommes perdus … en pleine zone commerciale !?! « Tu es allé trop vite, je n’ai rien vu, je ne sais pas où on est », euh comme dirais mon fils « je n’ai pas fait exprès ! », sauf que nous n’étions pas à la bonne page, allez savoir pourquoi on n’a pas commencé le road-book par la première page !?!.  Merci à la Caravelle qui nous suivait de nous avoir remis dans le droit chemin !

Ça met vite en chauffe un équipage ce genre de péripétie. Nous enchainons les secteurs et les zones de régul sans grande difficulté, tout est fluide. Ça glisse par moment, mais nous tenons les moyennes et puis en milieu de matinée le soleil s’est levé nous faisant oublier la grisaille et on redécouvre des paysages magnifiques. Il y aura un second abandon sur cette matinée, une Autobianchi A112. A dénoter un petit jardinage en nombre auquel nous n’avons pas échappé car beaucoup d’entre nous n’avons pas vu un panneau « voie sans issue » un peu caché par les arbres, rien de méchant, et sommes repartis dans le bon sens quelques minutes plus tard.

Ma chérie a été au top encore sur cette matinée, m’a même demandé d’accélérer pour rattraper un peu le chrono sur les liaisons entre les ZR, mais sur route mouillée avec des pneus semi-slicks usés je lui ai dit que je jouais plutôt la prudence, comme quoi elle s’est bien pris au jeu ! Finalement, nous avons pointé qu’une seule fois en retard de 3 minutes. Par contre, l’état des routes est déplorable sur certains secteurs, ce qui m’a obligé à ralentir et être très vigilant, l’Alpine étant assez basse avec un carter d’huile exposé. C’est le charme de la campagne.

20190902_160251De retour à l’hippodrome de Chatelaillon, nous pouvons déguster une assiette d’huitre avant de se mettre à table avec la remise des résultats : nous finissons ce rallye 18ème sur 34 classés dans notre catégorie.

Nos résultats sur les ZR : 1 : 35ème, 2 : 30ème, 3 : 29ème, 4 : 23ème, 5 : 29ème, 6 : 4ème, 7 : 17ème, 8 : 27ème, 9 : 22ème, 10 : 24ème, 11 : 19ème, 12 : 17ème, 13 : 21ème, 14 : 20ème et 15 : 4ème. Nous avons donc une marge de progression pour l’année prochaine !

Résultats détaillés : cliquez ICI

Et ce n’est pas fini … lundi soir après le boulot gros nettoyage de l’alpine, elle l’a bien mérité. Sauf qu’en nettoyant le compartiment moteur je découvre un caillou coincé dans la poulie de l’alternateur et une courroie complètement déchiquetée, prête à rendre l’âme … la pauvre ! En fait je ne sais pas, mais il n’en fallait pas beaucoup pour qu’elle lâche. Heureusement j’en avait une d’avance, ce n’aurait donc pas été un problème de la changer sur place, mais c’est mieux à la maison sans pression ! Ouf …

Articles de journaux

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14ème Rallye Classic Val de Sèvre – 18 et 19 mai 2019

20190518_095204Première participation sur ce rallye de régularité réputé, puisqu’on me l’a conseillé à maintes reprises. Il aurait été dommage à 30mn de chez moi de louper cet évènement. Nous allons donc découvrir Niort et ses alentours.

C’est parti pour le samedi, nous chargeons la Lancia et direction Niort, il est 7h00 et Auxanne est prête. Nous sommes partis pour faire 550 kms dans le week-end à bord d’une auto de 1971 sans assistance électronique, sans direction assistée et avec des essuie-glaces dont la vitesse est d’époque mais ça fonctionne. Et oui nous en avons besoin car il pleut et ce sera comme ça toute la matinée, la météo s’améliorant pour notre départ de la 1ère étape vers 14h44 précise ! Nous arrivons donc sans problème à Niort vers 8h  en ayant pris les départementales pour profiter des paysages mais sous la pluie ce n’est pas terrible tout de même. Nous avons 1h30 devant nous avant d’aller aux vérifications administratives, alors direction l’hôtel pour aller chercher la clef de la chambre et station de carburant pour faire le plein.

Nous arrivons ensuite sous un déluge aux vérifications administratives, tout est en règle et on nous envoie aux vérifications techniques et parc pour la matinée en plein cœur de Niort. Pareil la Lancia est en règle, mais ça je n’en doutais pas un seul instant !, les stickers de l’organisation sont collés … maintenant temps libre avant le briefing à 11h00, ce qui nous laisse une bonne heure et demi à attendre sous la pluie. Je propose donc à Auxanne de faire un tour en ville puisque nous y sommes, et il n’a pas fallu lui dire deux fois ! Car quand elle a vu le magasin qu’elle voulait voir depuis toujours, j’ai de suite pensé à une pub quand les gamins sont surexcités quand ils ouvrent leurs cadeaux, vous voyez ?!? Elle me regarde avec ses yeux en amande, et comme toujours, je ne peux pas résister ! et c’est parti un peu à la « pretty woman » hormis l’âge bien-sûr :

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Ah oui et c’est la première fois de ma vie, si si je vous l’assure, que j’achète un parapluie tellement je suis trempé, mais c’était déjà dans un deuxième magasin dans lequel Auxanne a encore trouvé son bonheur, et nous en profitons pour acheter quelques petits cadeaux pour notre retour demain à la maison. Cet épisode passé, nous allons au briefing au cours duquel on nous explique quelques règles de sécurité à respecter, les consignes de course ..etc.. Ensuite direction resto avant d’en débattre sur la route. Il fait encore un peu froid aussi nous ne choisissons pas la terrasse pour déjeuner. Et pourtant on est mi-mai, mais la météo ne se programme pas ! Pendant que je prends une salade afin de ne pas aggraver mon cas, Auxanne s’enfile un burger maison digne d’un burger maison. Et au dessert crêpe au nutella, the must ! J’ai juste eu droit de prendre la chantilly.

20190518_135338Nous récupérons le roadbook 30 minutes avant le départ comme l’indique le règlement, roadbook que nous découvrons puisque c’est notre première participation, et on ne m’avais pas menti quand on m’a dit qu’il y avait de nombreux changements de moyenne … c’est un euphémisme car en fait à chaque changement de direction, à chaque case, il y a une moyenne différente. Je n’ai pas les appareils pour ça, aussi il va falloir que j’élabore une stratégie. Elle va s’avérer très simple : je vais faire au feeling car dans les indications il y a aussi le temps à respecter entre chaque case et je vais réguler avec le compteur de vitesse que j’ai installé sur une tablette pour être au plus juste puisqu’il fonctionne avec gps. Le compteur de la Fulvia n’est pas juste puisqu’elle n’a pas les roues d’origine.

Auxanne en vraie pro, balaye le roadbook à la recherche de pièges, d’indications importantes, bref elle s’approprie ce nouveau modèle qu’elle découvre comme moi. C’est bientôt l’heure de notre départ, nous nous insérons dans la file derrière une BMW M3 et devant une … ben j’ai oublié ! Pour parler du plateau, 101 autos inscrites, 95 partants, avec beaucoup de Porsche, pas mal d’Italienne, et la plus vieille du plateau : une Peugeot 203 de la fin des années 50. Il y a 3 Lancia Fulvia, 3 Alpine dont 2 A110 – les anciennes – il y a bien une A110 « nouvelle » mais garée hors parc, probablement celle d’un visiteur (en y pensant je n’ai même pas pris une photo !).

3-2-1 go, oui je sais, ce n’est pas un rallye de vitesse, mais c’est tout de même chronométré, aussi les organisateurs ont fait appel à Blunik, système qui permet de relever les temps de passage par transpondeur : imparable. Vous pouvez découvrir leur site internet en cliquant sur ce lien – Blunik – sur lequel vous pourrez voir aussi nos résultats, mais ça nous y reviendrons. Alors 1ère étape avec 13 secteurs dont 3 de nuit. Nous ne ferons pas ceux de nuit car après les 10 ZR avec très peu de temps de pause, l’intensité des secteurs a nécessité beaucoup de concentration sur une durée de prêt de 6 heures. Auxanne ne se sent pas capable d’y aller et pour ma part je pense effectivement que c’est plus prudent, nous sommes là pour se faire plaisir et non pour casser du matériel ou nous pousser complètement à bout. Ce sera la cause de notre « non classement » au terme de ce rallye, puisque n’ayant pas effectué certains secteurs nous serons considérés hors course, un peu dommage pour nous car on a tout de même bien « gazé » dans l’ensemble. Je suis fier de ma fillotte ! 9a ne vous rappelle rien, allez un petit effort, oui c’est ça … Les Visiteurs (1993), la célèbre réplique.

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20190519_080703Cette journée a bien sur eu ses moments inoubliables ! Le roadbook est assez bien détaillé et très accessible pour nous, mais je rappelle que nous sommes sur un rallye de régularité aussi la difficulté tient dans le fait de respecter dans les moyennes horaires imposées plus que dans la navigation, même si celle-ci nous a joué des tours de temps en temps, mais comme souvent plus par inattention. Secteur 1, 29,929 kms : rien à signaler, si ce n’est le besoin de se caler avec Auxanne qui lit très bien les consignes mais qui ne gère pas du tout la régul’, aussi il me faut – au feeling – tenter de garder la moyenne. Nous terminons 27ème sur ce secteur, prometteur même si nous n’en avions aucune connaissance au départ du secteur 2. Secteur 2, 27,925 kms : on finit 43ème, mais pas de difficultés majeures non plus. Les secteurs s’enchainent et quand on se trompe un peu, on s’en aperçoit assez vite aussi nous pointons toujours à l’heure à la fin de chaque ZR. Toutefois il m’a fallu parfois rattraper le temps et donc faire fi de la régularité, mais c’est le jeu ma petite lucette !! Secteur 3, 30,716 kms, 35ème, secteur 4, 8,688 kms, 63ème et secteur 5, 12,664 kms, 23ème. Ces deux derniers secteurs cours ont été finalement assez difficiles car à peine on est dans le bain que c’est déjà fini, le plus difficile étant de conserver la moyenne sur des longs partiels de 2 à 3 kms et d’être à moins de 20 km/h sur des partiels très très courts. Mais c’est divertissant !

Secteur 6, 15,810 kms : et bien nous sommes tombés dans le panneau et pourtant on nous avait mis en garde au briefing, mais après quelques heures dans l’auto déjà il est normal de perdre un peu en concentration. Sur un partiel il fallait prendre « direction Les Forges et suivre », mais « suivre » ça veut dire que tant que nous ne sommes pas arrivés au kilométrage suivant et à la typologie du carrefour indiqué, il faut continuer à suivre la direction de Les Forges, donc il faut parfois tourner, ce n’est en général jamais tout droit. On a donc jardiné un peu, beaucoup, toujours passionnément mais nous n’avons pas été les seuls ! Au final : 72ème, voilà le prix de l’inattention. Secteur 7, 16,891 kms, on a à nouveau fait gaffe – une fois mais pas deux – 42ème c’est mieux mais Auxanne fatigue et il en reste encore 3 avant le diner. Toutefois, nous nous entendons à merveille et elle commence à faire les honneurs du speaker par le fait qu’elle soit la plus jeune navigatrice du rallye, ce qui lui vaudra une très belle coupe lors de la remise des récompenses.

61kZxG1bC2L._SY445_Secteur 8, 30,668 kms : il en fallait une et c’était sur celle-ci. Tout allé bien jusqu’au moment où après avoir viré à gauche à 90° je me retrouve devant une dame postée au milieu de la route, bottes en cuir jusqu’au genoux, à la tenue comme le générique du film de Bond, James Bond 007 sauf qu’elle ne tient pas un revolver dans la main mais une cigarette. Bien obligé de m’arrêter et là j’ai eu le droit au couplet « vous faîtes beaucoup de bruit, je vous entends de loin, j’ai eu ma semaine de travail et je voudrais être tranquille … blablabla … et que dire de l’écologie aussi, vous en êtes conscient », bref je garde mon calme en lui répondant que ma Fulvia a passé le contrôle technique avec succès, qu’elle ne pollue pas plus qu’une autre auto et que pour l’écologie c’est un autre débat. Pas contente la dame, mais je taille la route après lui avoir souhaité une bonne fin de journée. L’équipage suivant y aura droit aussi. Ça arrive souvent et je peux comprendre qu’après plus de 80 autos, soit presque 1h30, certaines personnes puissent en avoir ras le bol et deviennent intransigeantes. Mais c’est un fois par an et en plus j’ai appris que l’organisation avait toutes les autorisations de passage dans chaque commune, charge au maire de prévenir leurs citoyens, mais parfois ce n’est toujours pas suffisant, et puis ça fait des histoires à raconter ! Nous finissons 20ème malgré tout, ce qui veut dire que les relevés de chrono ne se sont pas effectués pendant les quelques kilomètres de rattrapage … vous avez saisi je pense.

Secteur 9, 13,346 kms, 55ème, secteur 10, 14,189 kms, 26ème et nous arrivons à la tombée de la nuit. Auxanne récupère le carnet de bord pour la nuit et m’annonce que notre départ pour le secteur 11 est prévue à 22h45, je lui indique que ce n’est pas prudent de continuer et elle accepte sans difficulté même si il y a quelques minutes elle me disait vouloir faire la nuit pour voir les sensations … je suis cuit aussi, la fatigue monte et ma conduite devient plus saccadée. Aussi nous dinons et rentrons à l’hôtel pour une bonne nuit bien méritée. Nous n’avions pas du tout pensé à regarder les résultats sur le net et à table nous apprenons que nous finissons à la 27ème place sur le cumul ZR01 à ZR10. Auxanne est super fière et se voit déjà sur le podium demain. Nous indiquons au responsable de l’organisation que nous ne ferons pas la nuit et il nous donne rendez-vous demain matin à 8h30 pour le départ de l’étape n° 2 (5 secteurs de régularité).

20190519_125634L’objectif de la matinée est de faire aussi bien que la veille, d’être le plus régulier possible et surtout de ne pas jardiner. Le dimanche matin c’est aussi compliqué car sur les chemins nous avons croisé beaucoup de joggeurs, de randonneurs et de cyclistes, et dans ces moments là il nous faut être vigilants tout en adaptant notre vitesse en fonction de largeur de la route. Nous avons eu aussi la joie de voir beaucoup de monde sur le bord de la route et notamment des familles, des enfants. C’est toujours réjouissant de déclencher mon klaxon italien à cornes. Ça en jette ! Nous sommes également merveilleusement bien accueillis à chaque arrivée de secteur par les « gens du pays », ce qui nous fait vite oublier la « dame à la cigarette ». Et que dire de l’arrivée, du final à l’Abbaye Royale de Celles-sur-Belle, magnifique, un monde fou, avec un rassemblement de … allez deviner … ben oui de voitures anciennes, ça grouillé de monde, on avait vraiment l’impression d’être des stars, notre vrai bonheur étant d’être arrivés à passer la ligne d’arrivée sans problème mécanique et avec la satisfaction d’avoir fait le maximum. Pas de difficultés particulières si ce n’est des tronçons assez long sur lesquels tenir la régul’ n’était pas chose facile. Secteur 14, 19,865 kms, 33ème, secteur 15, 23,968 kms, 32ème, secteur 16, 16,916 kms, 18ème (notre meilleur perf’), secteur 17, 22,842 kms, 45ème et secteur 18, 20,772 kms, je ne nous vois pas dans les résultats et pourtant nous sommes passés partout et bien arrivés à bon port. L’essentiel n’est pas dans le résultat, et je vous l’ai dit, nous ne serons pas classés n’ayant pas fait les secteurs de nuit.

Ma satisfaction est d’avoir fait ce rallye avec Auxanne et la voir sur le podium toute timide reste une récompense inoubliable. Nous rejoignons Saint Jean d’Angely en milieu d’après-midi, épuisés, mais avec pleins de souvenirs et d’anecdotes à raconter. Merci à toute l’équipe d’organisation, et je laisse le mot de la fin à Auxanne : « papa, on revient l’année prochaine », rendez-vous est pris.

Photos : cliquez ICI

4ème Ronde Classic de l’Ouest – 05 mai 2019

20190505_122723On prend les mêmes et on recommence : pour ma deuxième participation 2019, je retourne chez Thibault qui organise la Route des Châteaux, mais cette fois c’est en Vendée du coté de Sérigné. En même temps, je découvre des régions que je ne connaissais pas et là j’ai découvert de beaux endroits avec de très belles demeures, dont quelques « petits » châteaux.

Le plateau de 47 autos comportait pas mal d’italiennes cette fois-ci je trouve, dont une sœur de la Fulvia. Je retiendrais une De Tomaso Pantera, toute rouge, magnifique avec un bruit enchanteur. Deux Alpines – mon cœur balance ! – une A110 et une A310 V6 Calberson. Il y a tout de même beaucoup moins d’Alpine que dans nos rallyes de Normandie … un signe ou tout simplement une spécialité régionale !

Cette journée, je l’ai passé avec mes deux enfants, Auxanne et Maxendre, ma chère et tendre n’ayant pu nous accompagner. Nous avons donc rejoué le trio du mois de mars. 1h15 de route pour rejoindre Sérigné et ouf, la météo est clémente, ce qui promet une bonne journée, j’ai du quand même gratter le pare-brise du 807 le matin à 7h00. Comme toujours, les deux étaient habillés avant même que je puisse dire quelque chose.

Je vais le découvrir tout au long de la journée, mais je pensais faire de la régularité : nous avons plutôt fait de la navigation, avec seulement deux parcours de régularité sur les 6 parcours. Mais cela ne m’a pas enlevé tout le plaisir que j’ai eu à parcourir les contrées de la Vendée d’autant que mes copilotes ont été formidables, oh formidables … oui comme la chanson. Quoi vous ne connaissez pas ? le truc de Stromaé : « nous étions formidables, il était fort minable » ou quelque chose dans ce genre. Allez je vous la mets comme ça c’est plus clair.

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Revenons à quelque chose de plus joyeux, car c’était le thème de notre journée. Breifing à 9h30 après les traditionnels contrôles administratifs et techniques, et hop en voiture Simone pour le départ de la n° 1 à 9h50 précise, nous avons le n° 34, donc nous partirons une demi heure plus tard. Pour cette première étape, je ne savais pas trop à quoi m’attendre comme type de roadbook, si ce n’est une petite idée par rapport à la sortie du mois de mars. Et bien sensiblement pareil, sauf que je cherche une moyenne à respecter pour la régularité et on nous donne une table de régul. pour le 1er parcours que je n’ai pas l’habitude de lire et qui s’avérera presque impossible à lire pour moi, mes copilotes n’étant pas du tout en capacité de m’aider sur ce coup. Donc je navigue à vue en terme de vitesse régulée, quant à la navigation, mes deux acolytes sont dans le coup, rien à dire. Perfect.

20190505_1243541ère étape : deux sections pour 43,560 kms. Et nous avons eu droit à du métré fléché, du fléché allemand, de la cartographie. Tout se passe bien jusqu’au fléché allemand que nous avons abordé à l’envers, et pourtant c’est clair : la flèche va bien de bas en haut, alors pourquoi on l’a prise de haut en bas : et bien comme souvent le temps de se mettre dans le bain ! donc retour à la case départ du fléché allemand et tout redevient limpide, Auxanne a bien compris le truc et m’indique super bien les directions à prendre. Début de jardinage pour certains équipages aussi il faut le dire, il n’y a pas de raison que ce ne soit que nous ! La cartographie, et bien Auxanne ne sais pas faire, et Maxendre, ben lui il sait maintenant lire mais pas encore une carte, donc cette partie m’incombe à 100%. Je positionne donc la carte entre mes mains sur le volant et je la tourne de façon à avoir toujours le sens de la route dans le sens de la direction, comme un gps quoi. Je n’ai pas de loupe mais j’arrive tout de même à très bien me débrouiller sur ce secteur. Et pour le reste RAS, fluide, les enfants au top. Enfin, juste qu’il est 11h30/11h45, et que Maxendre a déjà l’estomac dans les talons, et donc à peine arrivés sur le parking de la salle qu’il descend en trombe et et … allez deviné, ceux qui le connaissent auront trouvé de suite … je le retrouve donc quelques minutes, non quelques secondes après, à table avec une assiette de charcuterie. Je n’ai pour ma part pas plus faim que ça, mais nous nous attablons pour l’accompagner.

20190506_094029Voilà le raodbook de Maxendre avant qu’il ne s’allonge sur la banquette arrière pour une petite sieste de début d’après-midi. Nous avons donc fait sans lui sur cette 2ème étape de deux sections pour 46,39 kms. Comme l’a dit Auxanne, pas de difficulté sur cette étape, et nous pointons à l’heure idéale du passage pour l’arrivée. Nous avions eu droit tout de même à un fléché allemand mixte et un parcours à déchiffrer sur une carte nous obligeant à emprunter le chemin le plus long pour aller d’un point A vers le point B sans passer par des routes interdites. Auxanne a été impériale, sauf qu’en regardant de plus prêt à l’heure où je fais le résumé, je crois que l’on a zappé  quelques mètres, ce qui nous a probablement fait zapper un panneau à relever. Je ferais le point avec elle de façon à ce qu’elle progresse dans son analyse. Petite pause détente sur un parking de je ne sais plus quelle ville, avec collation. Ah oui entre temps Maxendre s’est réveillé et nous a apporté son aide sur la suite du parcours. Sa sieste lui a redonné l’appétit … il aura aussi apprécié cette collation.

20190505_1546583ème étape, deux sections pour 35,63 kms. Je retrouve la deuxième table de régularité, et une autre particularité de navigation dans le raodbook : la commode. Pas commode ce truc … bon ça c’est fait pour le jeu de mot, mais Auxanne est restée zen et a de suite adhéré à ce jeu. Je laisse donc faire et effectivement nous avons pu franchir cette « commode » avec simplicité et de façon ordonnée, ce qui n’est pas toujours le cas de la commode de la chambre d’Auxanne … ok je sors ! Ben oui, alors, c’est quoi le principe de la commode, je vous le fais en texte et non en photo comme ça le jour où vous tombez sur ce type de navigation vous aurez encore la surprise : « Il faut trouver la case correspondante à l’intersection cible en gardant en tête qu’on change de ligne à chaque intersection trouvée. Ainsi, si la 1ère note se trouve en 1ère ligne, alors la 2ème se trouvera en 2ème ligne, la 3ème en 3ème ligne et la 4ème … en 1ère ligne à nouveau etc etc. Et si on ne trouve pas l’intersection correspondante, on continue sur la route principale jusqu’à trouver la case correspondante. » Pas facile sans dessin … ouais mais là je me le garde. Nous avons aussi eu droit à des trucs à l’envers, une nouvelle carto, puis nous arrivons sur le secteur de régularité. RAZ du compteur et c’est parti mon kiki, oui je sais … aucun commentaire ! Auxanne fait attention aux kilomètres entre chaque case, chaque partiel – mais non pas les examens, concentrez vous un peu – et moi je me focalise sur la table mais très difficile à lire en conduisant. Et ben donc, je fais de mon mieux, surtout que nous sommes dans un secteur assez touristique et qu’il y a énormément de monde et de voitures. Nous aurons d’ailleurs le bonheur de découvrir un petit barrage au beau milieu dans la campagne, pas courant – ah ah ah !. Cette section de régularité n’a pas été facile pour moi, mais nous nous en sortons sans erreur.

20190505_154624Après quelques recherches sur le net, il me semble que c’est le Barrage de Pierre Brune d’une longueur de 15 mètres et haut de 15 mètres. C’est un barrage hydrolique du Département de la Vendée situé sur le territoire de la commune de Mervent. Il a été construit en 1979 en travers de la rivière Mere qui retient un volume de 3.000 milliers de m3 sur une surface de 65 hectares.

Aussitôt rentrés, nous installons la Fulvia sur le plateau dans l’attente des résultats de cette magnifique journée. Nous terminerons 6ème sur 10 dans la catégorie « initiation ».

Les photos : cliquez ICI

 

 

 

 

4ème route des Châteaux – 10 mars 2019

20190310_082043Arrivé en Charente-Maritime fin 2018, et le temps de faire connaissance avec cette région, d’avoir remis sur route la Lancia, je me lance dans le 1er rallye touristique de l’année. Ma fille, Auxanne (10 ans), après m’avoir aidé à faire quelques reconnaissances pour l’organisation d’un rallye, a exprimé le désir de faire un rallye avec moi dans le siège de droite. Elle est posée, attentive, aucun doute que ça va fonctionner. La Fulvia est prête, c’est donc l’occasion de l’essayer sur un rallye de navigation, catégorie « initiation ». Et nous emmènerons le fiston Maxou (6 ans), un rallye père et enfants …

20190309_133950Le 09 mars 2019

72 engagés dans les trois catégories, le plateau est plutôt sympa. Nous préparons la Lancia pour qu’elle soit au top demain : contrôle de la pression des pneumatiques, vérification des fluides, plein de carburant : tout est OK, caisse à outils dans le 807 avec cric sait-on jamais. Par contre, à St Jean d’Angely, il pleut depuis le matin et la météo n’annonce pas forcément d’amélioration, croisons les doigts. Les enfants ont préparé le sac de gouter donc tout va bien aussi de ce côté. Nous sommes attendus au contrôle pour 8h45, 2h de route, donc départ 6h30 maxi demain matin.

Le 10 mars 2019

Comme toujours, levé tôt sur les matins de journée rallye, et je réveille littéralement Maxendre et Auxanne. Et comme toujours dans ces cas là, Maxendre est habillé en deux minutes chrono, rien à voir avec les jours d’école ! Comme tout le monde est prêt, nous partons finalement à 6h, et sur la route bruine et brouillard léger, pas top pour une journée de rallye. Mais c’est sans compter sur le beau pays de Thouars dans les Deux Sèvres, que nous ne faisions que traverser quand nous descendions à La Palmyre pour les vacances. Car en arrivant, ciel gris, couvert mais pas de pluie et on verra que très vite le soleil prendra le dessus. C’est donc détendus que nous abordons cette journée dans une région que je ne connais pas du tout et qui s’avèrera pleine de surprises avec de beaux paysages, de belles demeures, voir quelques châteaux, vestiges, bref superbe.

20190310_121259C’est dans l’orangerie du Château de Thouars que nous sommes accueillis avec petit déjeuner. En arrivant peu d’autos, mais je tombe sur une sœur de la Fulvia une série 1 couleur bordeaux. Elle ne fera pas le rallye.

72 engagés, 71 partants, soit un forfait : une Renault 16 TL qui de plus devait être juste devant nous. Le moyen d’échanger un peu avec Eric par sms dans notre sacrosaintes guérilla r16 / alpine a310 ! Sauf que là, même s’il n’y a pas de classement à la fin, je gagne ! n’en déplaise à Eric. Briefing à 9h30, rien de spécial. Auxanne s’est déjà imprégnée du roadbook et repère les difficultés qu’elle surligne avec attention. Elle est appliquée et prend au sérieux sa tâche de navigatrice.

Les roadbooks sont composés de différents types de navigation : le fléché métré, le fléché allemand, la cartographie, le binaire. Nous avons révisé avec Auxanne hier soir et c’est détendu que nous abordons l’étape n° 1 pour 54,410 kms.

Maxendre prend également son rôle et on réparti les tâches : Auxanne m’indique les kilomètres et les indications et Maxendre la direction à prendre. Ça fonctionne assez bien, même si parfois Maxendre est perdu et ne sais plus où nous en sommes … mais Auxanne veille au grain et rattrape vite fait. Nous faisons un trio d’enfer. Au kilomètre 15, après le premier fléché allemand, nous galérons un peu, je n’arrive pas à retrouver mes petits, mais par enchantement nous nous retrouvons sur la bonne route et voyons très loin la Matra Bagherra Jaune, et on se dit donc que nous sommes sur la bonne route, ce qui se vérifiera très vite.

Comme il n’y pas de notion de vitesse, ni de régularité, il arrive parfois que nous soyons plusieurs autos à se suivre. Mais attention il ne faut pas tomber dans le piège de suivre l’auto de devant, qui peut se tromper et ce sera le cas plusieurs fois. Arrivés près de Thouars, Auxanne me dit de suivre la route principale, mais j’ai loupé le virage, enfin j’ai pris tout droit et pas la route principale, mais nous arrivons pile sur le rond-point du Château, et il est 12h. Vous aurez compris, les deux estomacs sur patte dans la Lancia commence à réclamer … aussi je décide de ne pas faire demi-tour pour reprendre le bon chemin mais de rentrer au Château. Sur place, les deux n’ont pas du tout tardé à faire la queue au food-truck pour commander leur déjeuner !

Temps de repos bien mérité, nous partageons la table avec Sylvie et son mari, des Abarth’istes invétérés qui sont venus avec une Abarth Grande Punto, récente (2010) mais assez rare. Il y avait d’ailleurs quelques inconditionnels d’Abarth sur ce rallye avec une Fiat 850, une Cinquecento et une Autobianchi A112. Auxanne et Maxendre en profite pour prendre quelques photos des autos sous ce soleil éblouissant.

Etape 2 section 1 : 54,250 kms. « Finger in the nose » : à part le fait que ce n’est pas trop joli e faire ça !, moi ça me fait plutôt penser au petit gâteau « finger » …toujours aussi bon d’autant qu’il ne sont jamais assez long ! Alors pour ceux qui n’ont pas connus, une petite réclame comme dit notre illustre animateur télé Arthur.

20190310_154229Auxanne a été particulièrement précise dans la lecture du roadbook, y compris dans le fléché allemand et le binaire … par contre Maxendre lui a brillé par son absence, ben ouais, il a préféré faire sa sieste au bout de quelques kilomètres après le départ et ne s’est réveillé que vers l’arrivée ! Nous arrivons dans un magnifique château en pleine campagne et sommes accueillis avec le gouter. Nous avons parcouru cette étape tout seul après avoir dès le début du parcours perdu l’Autobianchi A112 devant nous qui s’est plantée sur un carrefour, comme quoi je vous le disais il ne faut pas suivre l’auto de devant.

Auxanne s’avère une excellente navigatrice, appliquée et posée. La cartographie n’est pas son fort, il va falloir se perfectionner et lui apprendre à lire une carte.

Etape 2 section 2 : 43,710 kms. Nous démarrons quand nous le souhaitons, alors zy va … on reprend la route après une petite pause. Et tout pareil que la section 1, pas de jardinage, parcours fluide, Maxendre a retrouvé sa place de deuxième navigateur et le trio fonctionne bien, c’est vraiment cool et sympa de passer ces moments en famille. Manque juste ma chérie qui est restée à la maison pour cause d’astreinte.

20190310_133422La journée se termine donc toujours dans une bonne ambiance et l’organisation distribue les petits cadeaux, aidé de Maxendre qui s’est joint à eux : toujours prêt à rendre service. Le temps d’installer la Lancia sur le plateau et nous reprenons la route du retour vers St Jean d’Angely.

Après une année 2018 sans avoir roulé, ce fût une journée fort sympathique, avec partage d’une passion avec mes enfants, des rencontres avec des passionnés et des autos éclectiques, une organisation sans faille, qui m’encourage fortement à envisager ma participation à leur prochain rallye de régularité en mai.

Les engagés : fichier pdf Engagés-1

Les photos : cliquez ICI

Une petite vidéo concoctée par Auxanne

Image de prévisualisation YouTube

Autre vidéo sur facebook : cliquez ICI

Articles de journaux et autres photos : cliquez ICI

Dans :
Par alpinea310montecarlo1975jeanluctherier
Le 17 février 2019
A 17 h 08 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    bruno roumilhac
    bruno roumilhac écrit:

    Bonjour et merci pour ce beau reportage , j’organise le 5 mai une ballade autour d’aigrefeuille d’aunis purement amicale et entre amis , si tu veux te joindre a nous , communique moi ton mail pour les détails .

    bruno l’alfa gt junior

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