Alpine A310 Monté-Carlo 1975 Jean-Luc Thérier

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« Thérier m’a le plus marqué » Marcel CALLEWAERT

Grande figure du rallye, Marcel CALLEWAERT fut l’homme de la logistique chez Alpine puis Renault Sport. Auparavant, il avait fait ses preuves dans le baquet de droite, notamment aux côtés de Gérard Larousse, Jean Vinatier et Jean-Luc Thérier.

Après dix victoires avec Gérard Larousse, et suite à son départ chez Porsche, c’est en 1968 que Marcel Callewaert se tourne vers Jean-Luc Thérier, qui pilote encore une R8 Gordini : « Après avoir questionné Cheinisse, j’étais sûr que Jean-Luc serait pris en 1969 et qu’au vu de son talent, il allait bientôt disposer d’une berlinette ». Pour l’équipage Thérier-Callewaert, le Monté-Carlo s’achève sur une superbe 5ème place assortie de la victoire en Groupe 1.

Avec Thérier et la R8G, les résultats sont en demi-teinte : 9ème et 1er Groupe 1 au Neige et Glace, abandon au Maroc, 15ème à la Coupe des Alpes dans des conditions pénibles : « On nous a demandé à tout prix pour que les six voitures engagées par Renault soient à l’arrivée mais nous avons fini sans assistance car l’équipe pensait que nous avions abandonné. Nous avons dû prendre un taxi pour rentrer à l’hôtel. » La saison s’achève sur une Alpine d’usine avec des fortunes diverses : une série de tonneaux au Munich-Vienne-Budapest à la suite d’un blocage d’accélérateur, puis une 5ème place en Corse.

20160409_045905_001Après un Monté-Carlo achevé prématurément, 1970 apporte deux victoires mondiales, en Italie et en Grèce. « Au San Remo-Sestrières, Jean-Luc a tapé dans une descente enneigée, en pneus Racing. La voiture était couchée dans un fossé. Harry Kallstrom est arrivé et s’est arrêté pour nous venir en aide. Après quoi Jean-Luc a parié avec lui un verre de Grappa qu’il le battrait dans la spéciale suivante. Ils ont terminé le rallye à coup de verres de Grappa. Et si Jean-Luc était un peu fatigué à l’arrivée, ce n’était pas seulement à cause du rallye ! Plus tard, Haggbom, le coéquipier de Kallstrom, m’a confié que ce dernier aimait bien Jean-Luc et qu’il avait fait en sorte que son geste soit connu de Cesare Fioro, qui ne voulait pas le garder. Finalement, il est resté chez Lancia, et nous sommes restés très amis. »

Après ce succès dûment arrosé, l’équipage connaît des cadences infernales au mois de mai, enchainant avec le Maroc et l’Autrichien des Alpes : « Au Maroc, nous avions une R12 Gordini, une voiture extraordinaire avec laquelle on pouvait gagner si nous n’avions pas cassé la direction. Et en Autriche, nous avons vu passer tous les concurrents du Londres-Mexico, c’était rigolo. »

Puis c’est l’Acropole, trois jours et deux nuits non-stop. « Dans une spéciale longue, j’ai pris le volant pour que Jean-Luc puisse se reposer. Après cela, il a aligné les temps scratch, avec les notes de Jean-Pierre Nicolas. » C’est avec Thérier que Marcel achève la saison au RAC, où ils frôlent l’exploi : « Nous avons abandonné dans le dernière épreuve avec une boîte bloquée. La presse disait que nous étions en tête, mais moi, je sais que nous étions 3ème, ce qui était suffisant pour permettre à Alpine de remporter le Championnat international des marques. Notre abandon a permis à Porsche d’enlever le titre. C’était vraiment dur. »

20160409_045839Au Monté-Carlo 1971, l’équipage Thérier-Callewaert participe au triplé Alpine mais échoue à 40 secondes d’Andersson-Stone. C’est alors que Marcel s’est vu proposer le poste de responsable de la logistique et de l’organisation des rallyes. Fin 1972, Marcel reprend le baquet de droite avec Jean-Pierre Nicolas pour le Tour de Corse, et à la suite Jean-Luc lui propose de venir avec lui aux Cévennes avec une « voiture de merde ». « Avec l’Alpine turbo, Jean-Luc n’était jamais sur la route, il était plus souvent sur les talus. C’était un jongleur. C’est le pilote qui m’a le plus marqué, un des meilleurs du monde. Il n’aimait pas reconnaître et rouler souvent à vue. Il était extraordinaire dans ces conditions. Un jour il m’a même dit « Arrête de parler, tu me soûles ! »".

Après un Monté-Carlo 1973 conclu sur une décevante 5ème place, Marcel est à l’origine de l’engagement d’une Alpine en Suède, où Renault préférait aligner des R12 Gordini. « Jean-Luc venait de se marier, mais je lui ai fait remarquer que pour marquer des points, il valait mieux une berlinette. Alors, nous sommes partis ensemble en voyage de noce !. Après avoir tapé un tronc d’arbre, nous avons terminé 3ème avec une rotule prélevé sur la R12 d’un spectateur, à son insu. Prévenu par un mot laissé sur le pare-brise par Cheinisse, il nous a rejoint à l’arrivée et est tombé dans les bras de Jean-Luc, tellement il était heureux que « sa rotule » nous ait permis de finir 3ème. A la fin de la saison 1973, une fois le titre mondial acquis, j’ai demandé à faire un dernier rallye avec Jean-Luc, le Tour de Corse. nous avons fini 3ème, ce qui lui a permis d’être Champion de France ».

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Par alpinea310montecarlo1975jeanluctherier
Le 8 avril 2016
A 22 h 06 min
Commentaires : 2
 

2 Commentaires

  1.  
    SANDEVOIR EMMANUEL
    SANDEVOIR EMMANUEL écrit:

    Mon cher Marcel.
    Je pense que tu te souviens encore de moi, quand nous étions encore étudiants en Kinésithérapie à Lille. Si tu as mon message,réponds-moi à mon adresse-mail: sandevoir.emmanuel@wanadoo.fr ou sur mon portable : 06.09.60.85.85.
    Je serais heureux de pouvoir converser avec toi.
    Cordialement,
    Manu.

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